La Confédération africaine de football (CAF) semble prête à faire marche arrière sur la réforme du calendrier de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Alors que le passage à une périodicité quadriennale avait été acté fin 2025, le président Patrice Motsepe a confirmé qu’une décision imminente devrait rétablir le rythme biennal historique, soutenu par une majorité de fédérations membres.
Une consultation massive des fédérations
Le processus de révision a été enclenché par une consultation formelle menée auprès des 54 associations membres de la CAF. Le secrétaire général par intérim, Samson Adamu, a sollicité l'avis des instances nationales sur le maintien ou non du format tous les deux ans, avec une date limite de réponse fixée au 28 octobre. Selon les premiers retours, une tendance claire se dégage en faveur du maintien du rythme traditionnel, une position que Patrice Motsepe a publiquement affirmée lors d'une intervention à Doha, soulignant avoir reçu de nombreux courriers allant dans ce sens.
Le poids des enjeux économiques et sportifs
L'annonce initiale, faite en décembre 2025, prévoyait une transition vers un cycle de quatre ans après les éditions de 2027 et 2028. Ce projet visait notamment à restructurer le calendrier continental, avec le lancement parallèle d'une Ligue des nations africaine. Toutefois, cette réforme a rapidement suscité des inquiétudes quant à la viabilité financière de la CAF. La CAN demeure le principal moteur de revenus de l'instance, et la perspective d'une réduction de sa fréquence a soulevé des questions sur le financement à long terme du football africain, la nouvelle compétition n'étant pas encore en mesure de compenser les pertes potentielles.
L'échéance décisive d'Abuja
Si le retour au format biennal semble désormais privilégié, la confirmation officielle est attendue lors de l'Assemblée générale ordinaire de la CAF, prévue le 21 novembre prochain à Abuja, au Nigeria. Ce rendez-vous sera déterminant pour clore le débat ouvert par les critiques d'acteurs du football, tels que le sélectionneur Hervé Renard, et pour stabiliser le calendrier des compétitions continentales. Cette décision marquera l'aboutissement d'un processus de réexamen rapide, initié par Patrice Motsepe dès le début du mois d'octobre après les premières contestations de la réforme.