La commune de Toubacouta, située dans la région de Fatick, a franchi une étape décisive dans la préservation de son patrimoine naturel en institutionnalisant la journée du 18 août comme journée communale de l'arbre. Cette initiative, portée par le maire Pape Seydou Dianko en collaboration avec les services des Eaux et Forêts et le projet Si-Climat, vise à restaurer durablement la couverture végétale locale.
Une campagne de reforestation sur quatre kilomètres
L'opération de reboisement s'est concentrée sur un axe stratégique de quatre kilomètres reliant les villages de Médina Sangako et de Sandicoly. Au total, 300 pieds de caïlcédrats (Khaya senegalensis) ont été mis en terre. Ce choix d'essence locale s'inscrit dans une volonté de restaurer des zones où la végétation a progressivement disparu, menaçant l'équilibre des écosystèmes des îles du Saloum. L'objectif affiché par la municipalité est d'étendre progressivement ces actions de reforestation à l'ensemble des villages de la commune.
Lutte contre le sabotage et protection des plants
La pérennité de ce projet se heurte toutefois à des actes de malveillance, le maire ayant rapporté la destruction récente de vingt-cinq plants à Médina Sangako. Face à ces sabotages, l'autorité municipale a adopté une posture ferme, appelant les populations à une vigilance accrue. Le maire a annoncé que tout contrevenant identifié s'exposerait à des poursuites judiciaires, soulignant que la protection des ressources naturelles est une priorité collective qui ne saurait être entravée par des actes isolés.
Moyens techniques pour assurer la survie des arbres
Au-delà de la plantation, la réussite de cette initiative repose sur un suivi rigoureux. Pour pallier les difficultés logistiques liées à l'entretien des jeunes plants, la mairie de Toubacouta s'est engagée à doter le service local des Eaux et Forêts d'un tricycle. Cet équipement doit permettre d'optimiser les opérations d'arrosage sur le terrain, garantissant ainsi un taux de survie plus élevé pour les 300 nouveaux arbres plantés. Cette logistique renforcée constitue un point de vigilance essentiel pour assurer la viabilité à long terme de cet effort de restauration environnementale.