Le dimanche 13 septembre 2026, la communauté Tidjanya du Tchad a organisé la cérémonie populaire « Alchariqa » à la Grande Mosquée Roi Fayçal pour commémorer la naissance du Prophète Muhammad. Poètes, cheikhs, le conseiller du président Djibrine Seïd Emma et le mufti général Ahmat Alnour Mahamat Alhelou ont pris la parole, rappelant la miséricorde du Prophète et appelant à l’unité nationale afin de contrer les divisions intercommunautaires.
Cérémonie Alchariqa à la Grande Mosquée Roi Fayçal
La manifestation, orchestrée par le Conseil national des affaires islamiques du Tchad (CNAI), a rassemblé des figures religieuses et des représentants de l’État autour d’un programme mêlant poésie, récitations coraniques et allocutions officielles. La présence du conseiller du président, mandaté pour représenter le chef de l’État, a souligné l’importance accordée par le pouvoir à cet événement religieux et à son message de cohésion.
Discours du mufti général : une miséricorde universelle
Dans son allocution, le mufti général Ahmat Alnour Mahamat Alhelou a rappelé que la célébration du Mawlid doit mettre en avant la miséricorde du Prophète pour l’ensemble de l’humanité, et non uniquement pour la communauté musulmane. Il a insisté que « ce pays est le nôtre ; il nous appartient de le préserver et de bien nous organiser », soulignant la responsabilité collective des croyants dans la stabilité nationale.
Le CNAI et les responsables étatiques insistent sur l’unité
Cheikh Abdaldayim Abdallah, président du CNAI, a souligné que le rappel de la mémoire prophétique, à travers les poèmes et les récits coraniques, constitue une forme de miséricorde qui rappelle aux Tchadiens leurs devoirs civiques. Il a mis en garde contre les propos qui qualifient les autres d’« incroyants » ou d’« innovateurs », qualifiant ces accusations d’illicites et de sources de division.
Enjeux pour la cohésion sociale au Tchad
Les intervenants ont dénoncé les individus qui, selon eux, « versent de l’huile sur le feu » en attisant les tensions intercommunautaires. En appelant à la remise à leur place de ces provocateurs, ils ont cherché à prévenir une escalade des conflits ethniques ou religieux. Le message global de la cérémonie vise à renforcer le tissu social du pays en mobilisant la dimension spirituelle du Mawlid comme levier de paix et de solidarité nationale.