La communauté Margi, située dans l'État de Borno au Nigeria, a lancé un appel pressant au président Bola Tinubu et au gouverneur Babagana Zulum pour obtenir la libération de 78 élèves et d'un enseignant. Ces disparitions, survenues lors de deux incidents distincts, plongent les familles dans une détresse profonde et soulèvent des questions cruciales sur la sécurité des établissements scolaires.
Chronologie des enlèvements dans le district d'Askira/Uba
Les faits remontent au printemps et à l'été 2026. Selon les représentants de la communauté, 43 élèves ont été enlevés le 15 mai dans la localité de Mussa. Quelques semaines plus tard, le 26 juin, 35 autres étudiants ainsi qu'un enseignant ont été capturés dans une école secondaire de Lassa alors qu'ils se préparaient à passer leurs examens nationaux. Depuis ces événements, les familles restent sans nouvelles, alimentant une angoisse croissante au sein de la population locale.
Une exigence de responsabilité constitutionnelle
Lors d'une conférence de presse tenue à Abuja, Malla Gadzama, secrétaire de la communauté, a rappelé aux autorités leurs obligations fondamentales. En s'appuyant sur l'article 14(2)(b) de la Constitution nigériane, il a souligné que la sécurité et le bien-être des citoyens constituent la mission première de l'État. Pour la communauté, les investissements en infrastructures ne peuvent occulter l'urgence de protéger la jeunesse, affirmant que le développement d'une nation se mesure avant tout à la sécurité de ses enfants.
Appel à une coordination sécuritaire renforcée
La communauté Margi demande une mobilisation accrue des ressources de renseignement et une meilleure coordination entre les agences de sécurité nationales et régionales. Outre l'opération de sauvetage, les représentants locaux réclament la mise en place de canaux de communication fiables pour tenir les familles informées de l'évolution de la situation. Ils sollicitent également l'appui des élus locaux, notamment le sénateur Ali Ndume, pour maintenir la pression sur le gouvernement. Enfin, un plan de soutien psychologique, médical et éducatif est préconisé pour accompagner les victimes dès leur retour, tout en exigeant un renforcement immédiat de la protection autour des écoles vulnérables de la région.