La Commission européenne a clarifié sa position concernant les pressions exercées par le Front Polisario au sein du Parlement européen. En réponse à une interpellation sur le cas de Naama Asfari, l'exécutif européen a réaffirmé sa préférence pour les mécanismes de dialogue bilatéral avec le Maroc plutôt que pour une intervention directe sur des dossiers judiciaires individuels.
Le cadre du dialogue UE-Maroc
Interrogée par l'eurodéputée Ana Catarina Mendes sur la situation de Naama Asfari, condamné à trente ans de prison suite aux événements de Gdeim Izik en 2010, la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, a choisi de ne pas commenter directement ce cas spécifique. Elle a toutefois rappelé que le respect des droits fondamentaux constitue un pilier central de l'accord d'association entre l'Union européenne et le Maroc. Selon la Commission, le suivi de ces questions, y compris les situations individuelles, s'opère exclusivement via un sous-comité dédié et des échanges diplomatiques réguliers avec les autorités marocaines.
La coordination diplomatique européenne
La réponse de Kaja Kallas met en lumière la stratégie de la délégation de l'UE au Maroc. Celle-ci privilégie une approche coordonnée, travaillant de concert avec les États membres et les partenaires internationaux partageant les mêmes valeurs. Cette posture permet à Bruxelles de maintenir une ligne constante, évitant de se laisser entraîner dans des campagnes de pression ciblées, comme celle orchestrée par le Polisario en juillet dernier autour de la grève de la faim du détenu.
Soutien au processus onusien
Au-delà des cas individuels, la Commission européenne a réitéré sa position sur le Sahara. La diplomatie européenne s'aligne strictement sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la résolution 2797(2025). L'objectif affiché demeure la recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, sous l'égide exclusive du Secrétaire général de l'ONU et de son envoyé spécial. Cette réaffirmation intervient dans un contexte où la Commission a également évité de répondre favorablement aux demandes d'enquêtes internationales indépendantes réclamées par certains eurodéputés sur les opérations militaires dans la région.