Demba Dieng, ancienne directrice du Cadastre et conseillère du président en matière domaniale, a refusé de répondre à la commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les allégations de mauvaise gestion du foncier et du domaine public maritime. Le président de la commission, le député Oumar Sy, a indiqué que l’enquête se poursuivra en s’appuyant sur les pièces et auditions déjà recueillies.
Contexte de l’enquête sur le foncier et le maritime
Le Parlement sénégalais a mis en place une commission d’enquête parlementaire afin d’analyser des accusations de manquements graves dans la gestion du foncier de plusieurs lotissements et du domaine public maritime. Le mandat de la commission prévoit la collecte de documents, l’audition de témoins et le recoupement contradictoire des informations afin de déterminer les responsabilités et les éventuelles irrégularités.
Demba Dieng décline la convocation
Invitée à témoigner le 15 octobre 2026, Demba Dieng a officiellement refusé de se présenter devant la commission. Son refus a été communiqué dans un communiqué rendu public le même jour, précisant que la décision était prise en connaissance de cause. La commission a pris acte de ce refus et a noté l’absence de la conseillère dans le cadre de ses travaux.
Réaction du président de la commission, Oumar Sy
Le député Oumar Sy, président de la commission, a souligné que le refus de Demba Dieng n’entravera pas la progression de l’enquête. Il a rappelé que la commission continuera d’examiner les pièces déjà disponibles, de procéder à d’autres auditions et d’émettre des réquisitions si nécessaire, afin d’établir les faits avec la rigueur requise par son mandat.
Enjeux pour la gouvernance du domaine public au Sénégal
Le refus de témoigner d’une personnalité aussi centrale que l’ancienne directrice du Cadastre soulève des questions sur la transparence et la responsabilité dans la gestion du foncier et du domaine maritime. Cette situation pourrait influencer la perception du public quant à la capacité du Parlement à exercer un contrôle effectif sur les acteurs de l’administration domaniale, et pourrait impacter les réformes en cours visant à renforcer la gouvernance du secteur.