La Commission de contrôle des stupéfiants dément l'implication d'un garde présidentiel dans un trafic de cocaïne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
La Commission de contrôle des stupéfiants dément l'implication d'un garde présidentiel dans un trafic de cocaïne

La Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC) a formellement démenti les allégations suggérant qu'un membre de la garde rapprochée présidentielle figurerait parmi les suspects arrêtés dans le cadre d'une saisie record de cocaïne en France. Cette mise au point intervient après des déclarations publiques remettant en cause l'intégrité du dispositif de sécurité entourant les hautes autorités de l'État ghanéen.

Vérifications des antécédents des suspects

Suite aux accusations portées par le député Vincent Ekow Assafuah, qui affirmait qu'un suspect nommé Musah Atta aurait appartenu à l'escorte de l'ancien président John Dramani Mahama, la NACOC a mené des investigations approfondies. Alexander Twum-Barimah, directeur général adjoint de la commission, a confirmé que les antécédents de toutes les personnes actuellement en détention ont été passés au crible. Selon les conclusions de l'agence, aucun des individus appréhendés n'est lié aux services de protection présidentielle.

Contestation des protocoles de sécurité

Au-delà de l'identité des suspects, la NACOC a tenu à clarifier les règles régissant la protection des hautes personnalités. Alexander Twum-Barimah a souligné l'impossibilité technique et protocolaire pour un agent de cumuler simultanément des fonctions de garde rapproché auprès du président et du vice-président. Il a précisé que les unités de protection sont structurées de manière distincte et rigoureuse, rendant caduque l'argument d'une double appartenance opérationnelle.

Appel à la transparence dans l'enquête

La commission a invité les parties prenantes à fournir des éléments factuels complémentaires si elles disposent d'informations précises sur le rôle allégué de Musah Atta. À ce stade, la NACOC maintient que les allégations circulant dans le débat public ne reposent sur aucune preuve vérifiable. Cette affaire s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités ghanéennes, marquées par la saisie récente de près de 3,9 tonnes de cocaïne par les douanes françaises dans un conteneur en provenance du Ghana, une opération dont la valeur marchande est estimée à 225 millions d'euros.

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