La Grande Coalition Citoyenne pour le Sénégal (G2CS) dénonce une vie démocratique trop focalisée sur les échéances électorales au détriment des réalités territoriales. Le mouvement appelle à une transformation profonde des institutions pour favoriser une gouvernance participative, capable de répondre aux urgences économiques et sociales du pays.
Un système politique marqué par l'hypertrophie de l'Exécutif
La G2CS pointe du doigt une centralisation excessive du pouvoir, une caractéristique du système politique sénégalais depuis 1963. Cette concentration décisionnelle au sommet de l'État est jugée responsable de tensions récurrentes et d'un affaiblissement du contrôle démocratique. Pour le mouvement, la souveraineté ne doit plus être une simple posture discursive, mais se traduire par une capacité réelle à piloter les politiques publiques en dehors des périodes de scrutin.
Vulnérabilité économique et dépendance financière
Au-delà du champ politique, la coalition alerte sur la fragilité de l'économie nationale, marquée par une dépendance aux importations et une transformation locale insuffisante. Malgré une réduction du déficit budgétaire, passé de 13,4 % du PIB en 2024 à 6,4 % en 2025, les vulnérabilités liées à la dette persistent. Si la G2CS n'appelle pas à une rupture avec les partenaires internationaux, elle souligne que le récent accord de 2,2 milliards de dollars conclu avec le FMI doit s'accompagner d'une stratégie visant à renforcer l'autonomie productive du Sénégal.
Rééquilibrage territorial et exigence d'éthique publique
Le manifeste de la coalition met en lumière les disparités criantes entre Dakar et le reste du pays, notamment en matière d'accès aux services publics, à l'emploi et à la justice. Pour corriger ces inégalités, la G2CS préconise un renforcement des moyens de contrôle du Parlement, une indépendance accrue de la justice et une réelle responsabilisation des collectivités territoriales. En remettant l'éthique et la compétence au cœur du débat, le mouvement espère restaurer la confiance des citoyens, souvent échaudés par des rivalités politiques perçues comme opportunistes.