La Coalition Article 64 recadre son Présidium sur la médiation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
La Coalition Article 64 recadre son Présidium sur la médiation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila

La Conférence des présidents de la Coalition Article 64 (C64) a officiellement désavoué la proposition de son Présidium visant à instaurer une médiation entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila. Par cette prise de position, l'organe décisionnel de la plateforme réaffirme sa ligne politique axée sur la défense de l'ordre constitutionnel et des acquis démocratiques.

Un refus catégorique de la médiation politique

Dans un communiqué publié le 28 octobre 2026 à Kinshasa, les membres de la Conférence des présidents ont clarifié la vocation de leur organisation. Selon les signataires, la C64 n'a pas vocation à s'improviser médiatrice entre des acteurs politiques. Ils estiment que toute initiative de rapprochement entre les deux personnalités doit impérativement s'inscrire dans un cadre plus large, celui d'un dialogue national inclusif, sous l'égide d'acteurs institutionnels ou de la société civile tels que l'Église du Christ au Congo (ECC), la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l'Union africaine ou la communauté internationale.

Rappel à l'ordre sur la gouvernance interne

Au-delà du désaccord stratégique, cette sortie souligne une crise de gouvernance au sein de la coalition. La Conférence des présidents a rappelé au Présidium le respect strict du « Pacte de confiance » qui régit l'organisation. En tant qu'organe décisionnel, la Conférence insiste sur le fait que le Présidium ne peut s'affranchir des règles de collégialité ni outrepasser ses compétences. Le message est clair : le Présidium ne saurait être supérieur aux textes fondateurs qui définissent la mission de la coalition.

Exigence de libération des membres détenus

La déclaration des onze signataires, parmi lesquels figurent notamment Me Jeannot Lompempe, Jean-Claude Kibala et Ados Ndombasi, ne se limite pas aux questions de stratégie politique. La Conférence des présidents a également profité de cette tribune pour exiger la libération immédiate et sans condition de trois de ses membres : Marley Vuvu, Prince Epenge et Stéphane Shiso. Cette demande témoigne de la tension persistante au sein de l'espace politique congolais et de la volonté de la C64 de maintenir une pression sur les autorités concernant les libertés publiques.

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