La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a informé l’ensemble des retraités guinéens qu’un contrôle des preuves de vie sera mené du 15 septembre au 15 décembre 2026. Cette opération vise à vérifier l’éligibilité des bénéficiaires et à prévenir les fraudes dans le versement des pensions.
Calendrier et portée du contrôle
Le dispositif s’étendra sur trois mois, du 15 septembre au 15 décembre 2026, et concernera tous les pensionnés inscrits auprès de la CNSS. Un avis officiel, disponible en téléchargement sur le site de la caisse, détaille les dates clés et les étapes de la procédure. Les retraités seront ainsi invités à présenter leurs pièces justificatives dans les délais impartis.
Modalités de vérification et obligations des retraités
Les bénéficiaires devront fournir une preuve de vie, généralement sous forme de document officiel (acte de naissance, carte d’identité ou certificat médical) attestant de leur existence à la date du contrôle. La CNSS précise que les pièces devront être présentées en personne ou, le cas échéant, via les canaux numériques mis à disposition. Tout retard ou défaut de présentation pourra entraîner la suspension temporaire du versement de la pension jusqu’à régularisation.
Implications pour le système de retraite guinéen
Ce contrôle s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation du système de protection sociale. En s’assurant que les pensions sont versées uniquement aux personnes réellement éligibles, la CNSS cherche à préserver la viabilité financière du régime et à renforcer la confiance des cotisants. Les experts soulignent que la lutte contre la fraude est cruciale pour garantir la pérennité des ressources publiques dédiées aux retraités.
Réactions et perspectives
Les organisations de retraités ont accueilli la mesure avec prudence, appelant la CNSS à garantir un accès équitable aux services, notamment pour les bénéficiaires résidant dans les zones rurales. La caisse a indiqué qu’elle mettra en place des points de service mobiles afin de faciliter la collecte des preuves de vie. Au-delà de la période de contrôle, la CNSS envisage d’instaurer un suivi régulier, possiblement annuel, pour consolider la lutte contre les irrégularités.