La CNDH exhorte les ex-travailleurs de la SOTRAC, SIAS et AMA à suspendre leur grève de la faim

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
La CNDH exhorte les ex-travailleurs de la SOTRAC, SIAS et AMA à suspendre leur grève de la faim

La Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) appelle à une résolution urgente du conflit social opposant l'État aux anciens agents de la SOTRAC, de la SIAS et d'AMA Sénégal. Face à la dégradation de la santé des grévistes, l'institution préconise l'ouverture immédiate d'un dialogue pour apurer un passif social accumulé depuis la liquidation de ces structures.

Un passif social estimé à 11,4 milliards

Le litige porte sur le versement d'un reliquat d'indemnités dû à 5 221 anciens employés. Le montant total des créances est évalué à environ 11,4 milliards de francs CFA. Ce dossier, qui s'étire sur plusieurs années, a engendré une précarité extrême au sein de ce collectif. La CNDH souligne un bilan humain lourd, rapportant que plus de 800 anciens travailleurs sont décédés avant d'avoir pu percevoir l'intégralité de leurs droits, laissant leurs familles dans des situations de vulnérabilité critique, notamment en matière de santé et d'éducation.

L'urgence sanitaire au Terminus Liberté V

Depuis le 17 août 2026, les représentants des ex-travailleurs ont entamé une grève de la faim au Terminus Liberté V pour exiger le paiement de ces indemnités. Lors d'une visite sur les lieux le 11 septembre, la présidente de la CNDH, le Professeur Amsatou Sow Sidibé, a constaté l'état de santé préoccupant des protestataires. L'institution insiste sur la nécessité de suspendre cette forme de lutte radicale, qui met en péril la vie des participants, tout en appelant à une prise en charge médicale immédiate pour ceux dont l'état de santé s'est dégradé.

Vers un mécanisme de règlement transparent

Pour sortir de l'impasse, la CNDH recommande aux autorités compétentes d'engager des discussions formelles avec les représentants du cadre unitaire des travailleurs. La commission préconise l'élaboration d'un mécanisme de paiement progressif et transparent, adossé à un échéancier précis. Cette approche vise à garantir la dignité des anciens agents tout en assurant une gestion structurée de la dette sociale, afin de mettre fin à un cycle de revendications qui dure depuis la liquidation des entreprises concernées.

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