Le vice‑président chinois Han Zheng a utilisé son allocution à l’Assemblée générale des Nations unies pour dénoncer les actions américaines contre l’Iran et Cuba, insistant sur le respect de la souveraineté des États et appelant à la levée immédiate du blocus cubain.
Discours de Han Zheng : appel au respect de la souveraineté
Devant les chefs d’État du monde, Han Zheng a rappelé que les grandes puissances ont une responsabilité particulière dans la préservation de la paix internationale. Il a souligné que la souveraineté et la sécurité des pays du Moyen‑Orient, y compris ceux du Golfe, devaient être respectées, sans citer explicitement les États‑Unis.
Tensions autour de l’Iran : une guerre économique et militaire
Les propos de Pékin s’inscrivent dans le contexte d’une escalade entre Washington et Téhéran, amorcée par des frappes conjointes américaines et israéliennes en février. Les États‑Unis ont intensifié une campagne de pression visant à restreindre les exportations d’énergie iraniennes, tandis que des rapports font état d’un soutien chinois à l’Iran, notamment la fourniture de lanceurs de missiles sol‑air et une aide à l’évasion des sanctions sur le pétrole.
Blocage américain contre Cuba : conséquences humanitaires
Han a également exhorté le « pays concerné » à cesser immédiatement toute menace de force contre Cuba et à lever sans condition le blocus et les sanctions qui pèsent sur l’île. Le blocus, instauré en janvier, a aggravé la crise énergétique de Cuba, provoquant l’effondrement total du réseau électrique et plongeant des millions de citoyens dans le noir. Cette situation a été soulignée comme un exemple de l’impact direct des sanctions sur la population civile.
Écho russe et appel à la levée du « siège » cubain
Quelques heures après le discours de Han, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré les mêmes exigences, demandant à Washington de mettre fin à ce qu’il qualifie de « siège » de Cuba et de retirer l’île de la liste des États‑sponsors du terrorisme. Cette convergence de positions entre la Chine et la Russie renforce la pression diplomatique sur les États‑Unis dans le cadre des débats multilatéraux.