La chefferie traditionnelle d'Ejisu, au Ghana, inaugure cette année le festival Nana Yaa Asantewaa I, prévu du 24 au 27 décembre. Cet événement annuel, placé sous l'égide de la reine mère Nana Yaa Asantewaa II, vise à mobiliser des fonds pour reconstruire le musée dédié à la figure historique emblématique du royaume Asante, ravagé par un incendie il y a quinze ans.
Un projet de reconstruction mémorielle
Le musée, qui abritait autrefois des reliques traditionnelles liées à la reine mère Yaa Asantewaa I, est resté dans un état de délabrement depuis le sinistre survenu il y a une décennie et demie. La chefferie d'Ejisu a fait de sa réhabilitation une priorité, considérant ce lieu comme un pilier essentiel pour la préservation de l'héritage historique de la région. Ce festival, qui a reçu l'approbation officielle de l'Asantehene, se veut une plateforme pérenne pour honorer la mémoire de la guerrière légendaire tout en assurant la transmission de son histoire aux générations futures.
Un programme axé sur la mobilisation communautaire
La programmation des festivités, coordonnée par le Centre culturel de Kumasi, mise sur une forte implication des populations locales. La première journée, le 24 décembre, sera consacrée à des actions de santé publique, des activités d'assainissement et des jeux traditionnels. Le lendemain, des concours de cuisine traditionnelle impliquant divers groupements et institutions religieuses de la localité sont prévus pour renforcer la cohésion sociale autour de cet héritage commun.
Le grand durbar comme levier de financement
Le point d'orgue de cette première édition se tiendra le 26 décembre lors d'un grand durbar. Cette cérémonie solennelle servira de cadre principal à la collecte de fonds nécessaire au projet de reconstruction. Les autorités traditionnelles, par la voix de Peter Kofi Marfo, ont lancé un appel à la mobilisation des ressortissants d'Ejisu et des partenaires extérieurs. La réussite de cette levée de fonds est déterminante pour permettre le lancement des travaux de réhabilitation et la réouverture prochaine de cet espace culturel, dont l'absence est ressentie comme une perte pour le patrimoine national ghanéen.