La commission des pétitions publiques de la Chambre des représentants du Nigeria a ordonné la suspension immédiate de tout développement sur un terrain litigieux situé dans la communauté d'Umundoche, dans l'État d'Imo. Cette décision intervient dans le cadre de l'examen d'une plainte dénonçant une acquisition foncière illégale, des actes d'intimidation armée contre les résidents et des abus de pouvoir.
Suspension des activités et désarmement des acteurs
Face aux allégations graves portées par les plaignants, la commission a exigé l'arrêt immédiat de toute activité de terrassement ou de construction sur les 2 500 hectares concernés. Parallèlement, les parlementaires ont ordonné le désarmement des hommes armés opérant dans la zone. Cette mesure fait suite à des échanges avec les services de renseignement (DSS) et la police nationale, qui ont tous deux nié avoir fourni des armes aux individus impliqués dans le conflit. L'objectif de la commission est de prévenir toute escalade de la violence pendant la durée de l'enquête parlementaire.
Confrontation des versions sur la légalité foncière
Lors de l'audience, les représentants de Charles Farms Limited, partie mise en cause, ont réfuté les accusations de spoliation, affirmant avoir acquis les terres légalement et réglé les indemnités aux parties concernées. La défense a également fait valoir l'existence d'une procédure judiciaire en cours pour contester la légitimité de l'enquête parlementaire. Toutefois, la commission a rappelé ses prérogatives constitutionnelles, soulignant que l'existence d'un dossier au tribunal ne suspend pas automatiquement son devoir d'investigation sur les violations des droits des citoyens.
Exigence de preuves documentaires
La commission a rejeté les simples déclarations orales et les courriers informels, exigeant des preuves documentaires certifiées pour établir le statut juridique réel des terres. Les parties ont été sommées de fournir des éléments probants, incluant des preuves vidéo ou photographiques des incidents survenus dans la communauté, afin de clarifier les faits. Les plaignants, représentés par le cabinet J.U. Okoye, ont insisté sur l'absence d'étude d'impact environnemental et sur le non-respect des procédures coutumières d'acquisition foncière.
Prochaines étapes de l'enquête
L'affaire a été ajournée à novembre 2026. Ce délai doit permettre aux mis en cause de préparer leurs réponses formelles et de soumettre les documents officiels justifiant leurs droits sur le terrain. La commission maintient sa position : aucune reprise des travaux ne sera autorisée tant que la lumière n'aura pas été faite sur les allégations de menaces, d'intimidation et de non-respect des protocoles fonciers dans la localité d'Umundoche.