La Chamber of Petroleum Consumers (COPEC) exhorte les opérateurs de transport public ghanéens à abandonner les négociations conventionnelles au profit d'une méthode de calcul tarifaire rigoureuse. Cette proposition vise à instaurer une transparence accrue et à désamorcer les conflits récurrents entre le gouvernement et le syndicat des transporteurs routiers privés (GPRTU).
Vers une tarification basée sur des données mesurables
Duncan Amoah, secrétaire exécutif de la COPEC, préconise l'adoption d'une formule mathématique standardisée pour fixer le coût du transport par passager et par kilomètre. Selon cette approche, le tarif final ne résulterait plus de tractations arbitraires, mais d'une évaluation précise intégrant des variables objectives telles que la distance parcourue et la consommation réelle de carburant du véhicule. À titre d'exemple, un trajet de 20 à 30 kilomètres pourrait être facturé sur la base d'un taux fixe par kilomètre, garantissant ainsi une prévisibilité pour les usagers comme pour les transporteurs.
L'efficacité du modèle logistique comme référence
Pour justifier cette transition, la COPEC s'appuie sur les pratiques déjà en vigueur dans le secteur pétrolier et le transport de marchandises. Les opérateurs de camions-citernes utilisent en effet des modèles de calcul similaires pour déterminer leurs coûts opérationnels en fonction des distances et des volumes de carburant consommés. Ce système, jugé efficace et éprouvé, permettrait au secteur du transport public de justifier ses ajustements tarifaires auprès du public et des autorités de tutelle sans recourir à des cycles de négociations prolongés.
Réduire l'incertitude économique
L'enjeu principal de cette réforme réside dans la stabilité du secteur face à la volatilité des prix des hydrocarbures. En automatisant le calcul des tarifs, le gouvernement et les syndicats pourraient réagir plus rapidement aux fluctuations des coûts opérationnels. Cette méthode permettrait d'éviter les blocages politiques et sociaux qui surviennent régulièrement lors des révisions de prix, en offrant une base de discussion factuelle et transparente. Pour la COPEC, il s'agit d'une étape nécessaire pour moderniser la gestion des transports publics et protéger le pouvoir d'achat des citoyens contre l'opacité des méthodes actuelles.