Une unanimité historique pour un texte ambitieux La Chambre des conseillers scelle mardi un accord sans faille. Le projet de loi n°34.21, révisant les règles des lotissements depuis 1990, entre en vigueur. Plus qu’une simple mise à jour, cette réforme redessine les contours d’un urbanisme adapté aux défis du Maroc.
Moderniser ou s’enliser ? Le pari d’Adib Benbrahim « Ce n’est pas une modernisation, c’est une révolution », martèle le secrétaire d’État à l’Habitat. Le texte ne se contente pas d’ajuster des textes poussiéreux : il répond à des crises urgentes. Des villes qui explosent. Des populations relogées après des catastrophes. Comment concilier croissance et justice sociale ?
Trois piliers pour un équilibre fragile
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Des quartiers dignes pour tous Plus de lotissements fantômes. Les nouveaux projets doivent intégrer infrastructures, espaces verts et équipements publics. « Un logement sans eau ni écoles n’est pas un logement », rappelle Benbrahim. La loi impose désormais des standards minimaux, même pour les opérations d’urgence.
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L’investissement libéré, enfin ? Les délais s’allongent ? Les procédures se complexifient ? Non plus. La réforme simplifie les autorisations, réduit les bureaucraties et clarifie les règles. « Un cadre prévisible attire les capitaux », souligne le ministre. Mais jusqu’où ira cette confiance ?
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La ville rendue aux citoyens Les voiries et réseaux deviennent automatiquement propriété communale. « Plus de conflits sur les terrains publics », promet la loi. Et les communes gagnent le droit de facturer les réparations aux promoteurs négligents. Un pas vers la responsabilité, ou une nouvelle source de tensions ?
Entre ambition et réalités du terrain Cette réforme s’inscrit dans un Maroc en pleine mutation. Urbanisation galopante, pression démographique, spéculation immobilière… Les objectifs sont clairs : protéger les citoyens, attirer les investisseurs, et rendre les villes vivables. Mais comment appliquer ces principes dans des communes souvent sous-équipées ?
La question qui reste en suspens Ce texte marque-t-il le début d’une nouvelle ère ? Ou reste-t-il un vœu pieux, étouffé par les réalités locales ? Une chose est sûre : sans contrôle strict et moyens adaptés, les bonnes intentions risquent de se perdre dans les méandres administratifs. Alors, cette réforme changera-t-elle vraiment le visage du Maroc ? Ou servira-t-elle de décor à un urbanisme toujours aussi chaotique ?