Le Conseil de convergence de la CEDEAO a décidé d’accélérer le processus menant à l’ECO, la monnaie unique ouest‑africaine, en ordonnant la convocation immédiate du groupe de travail présidentiel. Cette impulsion vise à respecter l’objectif de lancement fixé pour 2027 malgré les défis de convergence macroéconomique.
Le Conseil de convergence donne l’impulsion
Lors de sa 14e session, tenue le 7 septembre 2026 par visioconférence, le Conseil a chargé le secrétariat exécutif de convoquer sans délai le groupe de travail présidentiel. L’objectif affiché est de redonner du dynamisme aux préparatifs et de définir les étapes concrètes avant le déploiement de l’ECO.
Les réunions techniques qui ont alimenté la décision
Le Conseil a passé en revue le rapport de la 68e réunion du Comité des gouverneurs des banques centrales, du 4 septembre 2026, ainsi que les conclusions de la troisième réunion conjointe du Comité technique sur les politiques macroéconomiques et monétaires de l’Agence monétaire ouest‑africaine (WAMA), qui s’est déroulée du 31 août au 2 septembre. Ces rencontres ont permis d’évaluer les performances économiques des États membres et de mesurer les critères de convergence encore à atteindre.
Enjeux et défis pour le lancement de l’ECO en 2027
Le Conseil a estimé que le lancement de la monnaie unique en 2027 reste réalisable, mais il a rappelé les obstacles majeurs : la nécessité d’harmoniser les indicateurs macroéconomiques (inflation, dette publique, réserves de change) et de garantir la stabilité financière régionale. Le projet, annoncé depuis plusieurs années, reste sensible aux fluctuations économiques mondiales et aux capacités d’ajustement des économies ouest‑africaines.
Prochaines étapes et calendrier
Suite à la décision du 7 septembre, la Commission de la CEDEAO doit organiser rapidement la première réunion du groupe de travail présidentiel. Cette instance devra définir un plan d’action détaillé, fixer des échéances pour la mise en conformité des États membres et préparer les aspects juridiques et logistiques du passage à l’ECO. Le suivi de ces travaux sera communiqué via les canaux officiels de la CEDEAO, notamment X.