La CDP alerte sur la montée des escroqueries par clonage vocal et deepfakes au Sénégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
La CDP alerte sur la montée des escroqueries par clonage vocal et deepfakes au Sénégal

La Commission de protection des données personnelles (CDP) alerte sur une recrudescence préoccupante d'escroqueries exploitant l'intelligence artificielle au Sénégal. Ces techniques, reposant sur le clonage vocal et les deepfakes, permettent à des acteurs malveillants d'usurper des identités pour extorquer des fonds ou des informations confidentielles.

Une menace croissante pour les particuliers et les entreprises

Le régulateur souligne que ces pratiques ne se limitent plus à des cas isolés, mais touchent désormais le Sénégal et la sous-région. En imitant fidèlement la voix ou l'apparence physique de proches, de collaborateurs ou de partenaires professionnels, les fraudeurs parviennent à instaurer un climat de confiance trompeur. L'objectif est systématiquement de pousser la victime à effectuer des transferts d'argent rapides ou à divulguer des données sensibles sous une pression artificielle.

Le cadre légal face aux dérives technologiques

La CDP rappelle que l'image et la voix sont des données personnelles strictement protégées par la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008. Toute captation ou utilisation de ces attributs par des outils d'intelligence artificielle, effectuée sans base légale ni consentement explicite, est qualifiée de traitement illicite et déloyal. Cette mise au point juridique vise à responsabiliser les utilisateurs et à souligner la gravité des atteintes à la vie privée facilitées par ces nouveaux outils numériques.

Recommandations pour renforcer la vigilance numérique

Face à la sophistication croissante de ces attaques, l'institution préconise une prudence accrue. Il est fortement conseillé de vérifier l'authenticité de tout appel ou message suspect en contactant directement l'interlocuteur via ses canaux habituels. La CDP exhorte également les citoyens à limiter la diffusion de leurs contenus audiovisuels sur Internet, tandis que les entreprises et administrations sont invitées à durcir leurs procédures de contrôle interne et à sensibiliser leurs équipes aux risques d'ingénierie sociale.

Recours en cas d'usurpation

Le régulateur encourage activement les victimes ou les témoins de collectes irrégulières d'image ou de voix à se manifester. Une plateforme dédiée est mise à disposition pour le dépôt de plaintes, permettant ainsi aux autorités de documenter ces pratiques et d'engager les mesures nécessaires pour protéger les citoyens contre ces nouvelles formes de cybercriminalité.

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