La candidature de Macky Sall au secrétariat général de l'ONU fragilisée par un troisième vote en recul

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
La candidature de Macky Sall au secrétariat général de l'ONU fragilisée par un troisième vote en recul

La course à la succession d'António Guterres à la tête des Nations unies connaît un tournant décisif. Lors du troisième scrutin indicatif organisé le 18 septembre 2026, l'ancien président sénégalais Macky Sall a enregistré sa plus faible performance, s'éloignant des positions de tête occupées par les candidates latino-américaines.

Un recul marqué dans les intentions de vote

Le bilan de ce troisième tour est en net retrait pour la candidature sénégalaise. Macky Sall a recueilli cinq encouragements contre neuf avis défavorables, une progression du rejet qui le place désormais en cinquième position parmi les huit candidats restants. Cette dynamique contraste avec les scrutins précédents, où il avait su maintenir six soutiens favorables. Il se retrouve aujourd'hui dans une situation de stagnation, à égalité avec l'Ougandais Olara Otunnu et l'Argentin Rafael Grossi, loin du seuil des neuf soutiens nécessaires pour espérer une progression solide au sein du Conseil de sécurité.

L'émergence d'une dynamique latino-américaine

Le scrutin met en lumière une tendance forte en faveur d'une alternance géographique au profit de l'Amérique latine. La Costaricienne Rebeca Grynspan domine les débats avec neuf encouragements, suivie de près par la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett. Au-delà de la géographie, ces résultats soulignent une volonté croissante des États membres de porter, pour la première fois dans l'histoire de l'organisation, une femme au poste de secrétaire général.

Les enjeux de la procédure onusienne

Bien que ces votes soient indicatifs et tenus à huis clos, ils dessinent les rapports de force réels au sein du Conseil de sécurité avant la nomination formelle par l'Assemblée générale. La fragilisation de la candidature de Macky Sall intervient à un moment critique, alors que le processus de sélection doit aboutir à une prise de fonction effective le 1er janvier 2027. La capacité des candidats à convaincre les membres permanents du Conseil, dont les avis défavorables peuvent constituer un veto de fait, reste l'élément déterminant pour la suite de cette séquence diplomatique internationale.

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