La candidature de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA en 2027 est contestée sur le plan statutaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 9 lectures
La candidature de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA en 2027 est contestée sur le plan statutaire

La légitimité d'un quatrième mandat de Gianni Infantino à la tête de la FIFA fait l'objet d'une controverse juridique majeure à l'approche de l'élection de 2027. Miguel Maduro, ancien président du comité de gouvernance de l'instance, affirme que les statuts actuels interdisent formellement à l'actuel dirigeant de se représenter, soulevant des questions cruciales sur le respect des règles internes et l'indépendance des organes de contrôle.

Une interprétation divergente des statuts

Au cœur du débat se trouve l'article 33 des statuts de la FIFA, qui limite strictement la présidence à trois mandats. Si Gianni Infantino a déjà été élu à trois reprises, il a jusqu'ici réussi à faire valider par le Conseil de la FIFA, en 2022, l'idée que son premier mandat partiel (2016-2019), entamé après la démission de Sepp Blatter, ne devait pas être comptabilisé. Miguel Maduro conteste fermement cette lecture, soulignant que le texte ne prévoit aucune distinction entre les mandats complets et incomplets. Pour l'ancien responsable, la règle est sans équivoque et ne permet aucune interprétation flexible.

La pression des organisations de défense des droits

L'organisation FairSquare a intensifié ses démarches en sollicitant les associations membres de la FIFA pour qu'elles s'opposent à cette candidature. L'enjeu est de pousser les instances dirigeantes à déclarer l'inéligibilité d'Infantino avant la date limite de dépôt des dossiers, fixée à deux semaines avant le scrutin de mars 2027. La Fédération norvégienne de football, déjà engagée dans des procédures contre le président pour des questions de neutralité politique, est au centre de ces efforts de mobilisation, bien que la réponse des autres fédérations reste pour l'heure limitée.

Un climat de gouvernance sous tension

Au-delà de la question électorale, Miguel Maduro dénonce un affaiblissement structurel des mécanismes de contrôle au sein de la FIFA. Il pointe du doigt une perte d'indépendance des organes censés réguler le pouvoir présidentiel, créant, selon ses termes, un « climat de peur » qui dissuade les associations membres de contester les décisions de la direction. Malgré ces critiques, Gianni Infantino conserve une position dominante, bénéficiant du soutien affiché de plusieurs confédérations, dont celle de l'Asie, ce qui renforce ses chances de réélection en dépit des contestations juridiques soulevées par ses opposants.

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