La course à l'élection présidentielle française de 2027 est marquée par une recrudescence d'opérations de désinformation visant plusieurs personnalités politiques de premier plan. Ces manœuvres, attribuées à la Russie, soulèvent des inquiétudes majeures quant à l'intégrité du débat démocratique et la protection des candidats face aux ingérences étrangères.
Une multiplication inédite des attaques numériques
Le candidat du parti Renaissance, Gabriel Attal, a été la cible de quatre opérations de déstabilisation distinctes au cours du seul mois d'août 2026. Les méthodes employées incluent la diffusion massive de faux reportages, la création de fausses unes de presse et la manipulation d'images, notamment une vidéo truquée simulant des projections injurieuses sur la façade du Panthéon à Paris. Ces contenus, relayés sur les réseaux sociaux, visent principalement à discréditer le candidat par des allégations mensongères sur son état de santé et des accusations infondées de corruption.
Un ciblage politique lié au soutien à l'Ukraine
Gabriel Attal n'est pas une cible isolée. D'autres figures politiques, telles qu'Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann, ont également fait l'objet de campagnes de dénigrement similaires durant la période estivale. Selon les entourages des personnalités visées, cette hostilité numérique serait directement corrélée à leurs positions fermes en faveur de l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe en 2022. Les stratégies de déstabilisation s'étendent parfois à l'entourage des candidats, comme en témoignent les attaques visant la journaliste Léa Salamé, compagne de Raphaël Glucksmann, accusée à tort de manœuvres médiatiques pour favoriser une candidature.
La réponse judiciaire du parquet de Paris
Face à cette multiplication des faits, les autorités judiciaires françaises ont engagé des procédures. Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann ont déposé plainte pour ingérence étrangère. En réponse, la section spécialisée dans la protection des libertés fondamentales du parquet de Paris s'est saisie d'initiative des dossiers concernant Gabriel Attal et Édouard Philippe. Cette intervention souligne la gravité accordée par les institutions françaises à ces tentatives de manipulation, perçues comme une menace directe pour le processus électoral à venir.