La campagne présidentielle française fait face à une intensification des tentatives de déstabilisation numérique attribuées à des acteurs russes. Plusieurs figures politiques de premier plan, dont le candidat Gabriel Attal, sont la cible d'opérations coordonnées visant à entacher leur réputation par la diffusion de fausses informations et de contenus manipulés.
Une multiplication des attaques contre Gabriel Attal
Le candidat à la présidentielle et patron du parti Renaissance a été visé par quatre opérations distinctes en l'espace de deux semaines. Parmi les méthodes employées, la diffusion massive de faux reportages et de unes de presse contrefaites sur les réseaux sociaux occupe une place centrale. Ces contenus, relayés mi-août, propagent des allégations mensongères concernant l'état de santé de l'ancien Premier ministre ainsi que des accusations infondées de corruption. Une autre opération, survenue le 12 août, a mobilisé l'intelligence artificielle pour créer une vidéo montrant des caricatures injurieuses projetées sur le Panthéon à Paris.
Une stratégie visant plusieurs figures politiques
Gabriel Attal n'est pas la seule cible de ces manœuvres. Édouard Philippe a également été visé par des campagnes de calomnie portant sur son état de santé, tandis que Raphaël Glucksmann a été atteint à travers des accusations visant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, prétendument impliquée dans des manœuvres de corruption médiatique. Selon les entourages des personnalités concernées, ces attaques seraient directement liées à leurs positions fermes en faveur de l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe en 2022.
La réponse judiciaire face aux ingérences étrangères
Face à la récurrence de ces actes, la réponse judiciaire s'organise. Gabriel Attal a déposé plainte le 7 août pour « ingérence étrangère », suivi par Raphaël Glucksmann le 12 août. Le parquet de Paris a pris la mesure de la situation en saisissant sa section spécialisée dans la protection des libertés fondamentales. Cette instance enquête désormais sur les soupçons d'ingérence visant les trois personnalités politiques, marquant une volonté des autorités de contrer ces tentatives de manipulation du débat démocratique national.