Le Kenya entame une étape cruciale dans l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2027, qu'il co-organise avec l'Ouganda et la Tanzanie. Une délégation de la Confédération africaine de football (CAF) est attendue à Nairobi pour auditer l'état d'avancement des chantiers sportifs et des infrastructures logistiques nécessaires à la compétition.
Un audit technique rigoureux
La mission d'inspection ne se limite pas aux enceintes sportives. Les experts de la CAF examineront l'ensemble de l'écosystème d'accueil, incluant les capacités aéroportuaires, les structures hospitalières et les infrastructures hôtelières. Le cœur de l'attention se porte sur les stades, notamment le Moi International Sports Centre de Kasarani, d'une capacité de 48 000 places, et le futur Talanta Sports City, conçu pour accueillir 60 000 spectateurs. Le stade Kipchoge Keino d'Eldoret a également été réintégré dans le dispositif comme solution de repli.
L'exigence des 80 % d'achèvement
La pression est palpable pour les autorités kényanes. Lors d'une précédente inspection en février, la CAF avait relevé des lacunes significatives, aucun des sites proposés par le trio organisateur ne répondant alors aux normes continentales. Pour cette nouvelle visite, l'instance dirigeante du football africain a fixé un seuil d'exigence clair : les enceintes de match doivent afficher un taux d'achèvement physique d'au moins 80 %. Ce critère est déterminant pour valider la viabilité du projet avant l'échéance finale de janvier 2027, date à laquelle toutes les installations devront être pleinement opérationnelles.
La mobilisation des autorités locales
Face à ces enjeux, le gouvernement kényan multiplie les signes de confiance. Le ministre des Sports, Salim Mvurya, a récemment réuni le comité de supervision Pamoja 2027 pour coordonner les derniers préparatifs. De son côté, le président du comité local d'organisation, Nicholas Musonye, assure que les infrastructures de soutien, comme les aéroports et les hôtels, sont déjà conformes aux attentes. Le rapport qui sera produit par la CAF à l'issue de cette mission sera décisif : une évaluation positive validerait la stratégie actuelle, tandis que des réserves majeures obligeraient le pays à intensifier drastiquement le rythme des travaux à moins de dix mois de la date butoir fixée pour la livraison totale des sites.