La Caisse générale d’épargne du Congo (CADECO) a officiellement lancé le paiement des salaires des agents de l'État à Inongo, Tshikapa, Walikale et Mweka. Ce dispositif, fruit d'un protocole d'accord avec le ministère de la Fonction publique, vise à pallier le manque d'infrastructures bancaires dans les zones reculées du pays.
Une réponse aux défis logistiques des agents publics
Jusqu'à présent, les fonctionnaires affectés dans ces localités étaient contraints d'entreprendre de longs et coûteux déplacements vers les chefs-lieux de province pour percevoir leur rémunération. Cette situation engendrait des frais de transport importants et une perte de temps considérable. L'installation de guichets de proximité par la CADECO permet désormais de sécuriser et de simplifier l'accès aux revenus des agents, directement dans leurs zones d'affectation.
Le déploiement opérationnel dans les territoires
Depuis le 21 septembre, les premiers versements ont été effectués à Inongo, dans la province du Maï-Ndombe, marquant une étape concrète dans la mise en œuvre de ce programme. Le déploiement s'étend progressivement à Tshikapa, Walikale et Mweka, des zones où l'offre bancaire classique est quasi inexistante. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large de la CADECO, qui revendique une présence dans une trentaine de territoires où aucune autre institution financière n'est implantée.
Modalités d'accès et exigences administratives
Pour bénéficier de ce service de proximité, les agents doivent se conformer à une procédure d'identification rigoureuse. La présentation d'une pièce d'identité valide, de l'arrêté ministériel de nomination ainsi que d'une lettre émanant du chef de division est requise pour valider le paiement. Ce cadre administratif vise à garantir la transparence et la traçabilité des opérations financières au sein de la fonction publique.
Vers une extension du réseau de paiement
Le Comité de suivi de la paie, qui accompagne ce projet, envisage une poursuite progressive du déploiement dans d'autres territoires enclavés du pays. L'enjeu est de taille : il s'agit non seulement d'améliorer les conditions de vie des fonctionnaires, mais aussi de renforcer la présence de l'État dans les zones rurales par une meilleure gestion des services financiers publics.