Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a effectué une visite de terrain le 27 août 2026 dans la commune de Korsimoro, au Burkina Faso, pour évaluer l'impact des investissements belges dans le secteur agroécologique. Ce déplacement souligne la volonté de Bruxelles de maintenir un partenariat axé sur des résultats concrets en matière de sécurité alimentaire et de résilience climatique.
Un modèle de production intégré
La ferme de Tengressené, située dans la région des Koulsé, illustre la stratégie de diversification agricole soutenue par la coopération belge. Sur une superficie aménagée d'un hectare, le site intègre des activités variées : aviculture, pisciculture, apiculture et maraîchage. Cette approche permet aux 19 ménages exploitants, composés à 60 % de femmes, de sécuriser leurs revenus tout au long de l'année. Les infrastructures hydrauliques, notamment les châteaux d'eau, ont permis de doubler les cycles de production, avec des résultats notables comme la récolte de 23 tonnes d'oignons lors de la dernière campagne.
Une diplomatie de l'action face aux défis climatiques
Ce projet s'inscrit dans une initiative plus large de 5 millions d'euros, portée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et financée par la Belgique. Le programme, lancé en 2023 pour une durée de cinq ans, cible 16 350 ménages dans les régions du Yaadga, des Koulsé et du Liptako. L'objectif est de renforcer la capacité d'adaptation des populations face aux effets du changement climatique par la promotion de pratiques durables et la gestion optimisée des ressources en eau.
Pérennisation des acquis et souveraineté alimentaire
Lors de sa visite, Maxime Prévot a insisté sur la nécessité d'une coopération internationale qui privilégie l'action sur le discours, tout en réaffirmant la fiabilité de la Belgique en tant que partenaire, malgré les turbulences géopolitiques. De son côté, la FAO a confirmé son intention de poursuivre l'accompagnement technique des exploitants au-delà de la fin officielle du projet. Pour les autorités locales, représentées par le gouverneur de la région des Koulsé, ces investissements structurants sont essentiels pour répondre aux besoins de production saisonnière et renforcer l'autonomie des communautés rurales burkinabè.