Dès le 2 novembre 2026, les utilisateurs de services de monnaie électronique dans l'espace UEMOA bénéficieront de plafonds rehaussés pour leurs transactions quotidiennes. Cette mesure, portée par une instruction de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), vise à accompagner l'usage croissant du mobile money comme outil de gestion financière courante.
Doublement des capacités de stockage
La modification la plus notable concerne le solde maximal autorisé sur les comptes. Le plafond de détention de fonds passe de 2 millions à 4 millions FCFA par émetteur. Cette évolution répond aux besoins des utilisateurs qui utilisent leur portefeuille numérique comme une réserve de valeur, leur permettant de conserver des sommes plus importantes sans risquer le blocage automatique des opérations pour dépassement de seuil.
Hausse des volumes de rechargement mensuels
En parallèle, la limite des rechargements mensuels cumulés est portée de 10 à 15 millions FCFA. Ce relèvement constitue un levier significatif pour les petits commerçants, les prestataires de services et les familles recevant des transferts de fonds, dont les activités dépendent étroitement de la fluidité des flux financiers mobiles. Il est important de noter que ces plafonds s'appliquent de manière distincte pour chaque opérateur : un utilisateur possédant des comptes chez plusieurs émetteurs, comme Wave et Orange Money, bénéficie du cumul de ces capacités sur chaque plateforme.
Encadrement des besoins spécifiques
Si ces nouveaux seuils offrent une plus grande souplesse, la BCEAO maintient un contrôle strict pour les besoins dépassant ces limites. Les clients souhaitant excéder ces plafonds devront obtenir une autorisation préalable de la Banque Centrale. Cette procédure impose aux émetteurs de démontrer la mise en place de dispositifs rigoureux de gestion des risques et de suivi des transactions. À noter que les marchands et les agents de transfert, en leur qualité de professionnels du secteur, ne sont pas soumis à ces limitations de détention et de rechargement, leur statut étant régi par des dispositions spécifiques à leur activité de distribution.