La Banque mondiale préconise une refonte structurelle du COCOBOD pour stabiliser l'économie ghanéenne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
La Banque mondiale préconise une refonte structurelle du COCOBOD pour stabiliser l'économie ghanéenne

La Banque mondiale exhorte le gouvernement ghanéen à engager une réforme profonde de la loi régissant le Ghana Cocoa Board (COCOBOD). Cette restructuration vise à introduire des principes de marché plus rigoureux afin d'atténuer les risques financiers qui pèsent actuellement sur les finances publiques et la viabilité du secteur cacaoyer.

Des inefficacités opérationnelles sous surveillance

Robert R. Taliercio, directeur de la Banque mondiale pour le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone, a souligné lors du lancement du dixième rapport sur la situation économique du pays que les inefficacités opérationnelles et financières du COCOBOD constituent un fardeau croissant. Selon l'institution, ces dysfonctionnements ne pénalisent pas seulement les producteurs, mais fragilisent également l'équilibre budgétaire de l'État. La mise en conformité du cadre légal avec des logiques de marché est présentée comme une condition sine qua non pour garantir la pérennité de la filière.

Risques pour la reprise économique nationale

L'institution financière internationale avertit que l'absence de réformes décisives, tant dans le secteur du cacao que dans celui de l'énergie, menace d'annuler les progrès macroéconomiques récemment enregistrés par le Ghana. Bien que des indicateurs positifs aient été observés, la reprise reste jugée structurellement incomplète. Le COCOBOD est identifié comme l'un des risques domestiques majeurs capables de compromettre la trajectoire de redressement du pays si des mesures correctives ne sont pas rapidement adoptées.

Vers une diversification nécessaire

Au-delà de la gestion du COCOBOD, la Banque mondiale pointe la vulnérabilité structurelle du Ghana, liée à sa dépendance excessive aux exportations de matières premières, notamment le cacao et l'or. Cette concentration expose l'économie nationale aux fluctuations imprévisibles des cours mondiaux. Pour bâtir une croissance durable, les experts recommandent une diversification accrue de la base d'exportation et une réduction de la dépendance aux mécanismes financiers qui exercent une pression indue sur les caisses de l'État. Le maintien de la dynamique de réforme est ainsi présenté comme un impératif pour protéger les acquis budgétaires et assurer la stabilité à long terme.

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