La Banque du Ghana (BoG) engage une réforme majeure de son cadre prudentiel en proposant l'instauration d'un ratio de couverture des liquidités (LCR). Cette mesure vise à contraindre les établissements bancaires à maintenir des actifs liquides de haute qualité pour couvrir leurs obligations financières sur une période de 30 jours en cas de stress sévère du marché.
Une exigence de liquidité pour sécuriser les flux
Le dispositif envisagé impose aux banques de renforcer leur capacité à absorber des sorties de fonds soudaines et des pressions de financement imprévues. En exigeant la détention d'actifs liquides suffisants, la banque centrale cherche à garantir que les institutions financières puissent honorer leurs engagements sans compromettre leur stabilité opérationnelle. Cette directive obligera les banques à réévaluer en profondeur leurs opérations de trésorerie, leurs stratégies de planification de liquidité ainsi que la composition même de leurs portefeuilles d'actifs.
Une stratégie globale de gestion des risques
Cette initiative s'inscrit dans un programme plus vaste de la Banque du Ghana visant à assainir le secteur bancaire. Elle complète notamment les nouvelles directives sur le risque de crédit, qui encadrent désormais l'intégralité du cycle de prêt, de l'octroi au recouvrement, en passant par le suivi. Alors que les mesures sur le crédit ciblent la qualité des portefeuilles de prêts, le nouveau ratio de liquidité se concentre sur la capacité de résistance immédiate des banques face aux chocs systémiques.
Consultation publique et calendrier
Conformément à ses procédures de 2020, la Banque du Ghana a ouvert une phase de consultation pour recueillir les avis des banques, des acteurs du secteur et du public. Les parties prenantes ont jusqu'au 30 novembre 2026 pour soumettre leurs observations. La banque centrale s'est engagée à examiner l'ensemble des retours et à fournir des explications écrites sur la manière dont les contributions seront intégrées, le cas échéant, dans la version finale de la directive.