La Banque du Ghana (BoG) a organisé à Techiman, dans la région de Bono East, une journée de dialogue avec des chefs traditionnels, des leaders religieux, des commerçants et des acteurs du secteur financier. L’objectif était d’expliquer le mandat de la banque centrale, de renforcer la confiance dans le cedi et de recueillir des observations sur les taux d’intérêt élevés et les prêteurs non réglementés.
Objectifs du forum et public ciblé
Intitulé « Renforcer les relations avec les parties prenantes par le dialogue et l’engagement », le rassemblement a réuni des autorités traditionnelles, des responsables religieux, des commerçants et des femmes de marché, des syndicats de transport, des petites et moyennes entreprises, ainsi que des banques communautaires et des institutions de microfinance. La BoG a présenté ce dialogue comme un levier pour consolider la stabilité financière, créer de la valeur pour les usagers et favoriser une meilleure compréhension du rôle de la banque centrale dans l’économie ghanéenne.
Thèmes clés abordés lors de la rencontre
Les participants ont été informés du mandat de la BoG, notamment la conduite de la politique monétaire et la supervision du système bancaire. Le forum a également couvert les réformes en cours dans le secteur de la microfinance, les principes d’emprunt responsable, la protection des consommateurs, ainsi que l’éducation à la monnaie et les bonnes pratiques de manipulation des billets de banque. Ces points visaient à réduire les risques liés aux activités financières informelles et à améliorer la résilience du système monétaire.
Réactions des acteurs locaux et leurs attentes
Plusieurs intervenants ont qualifié la séance d’« œil‑ouvert » et ont salué la transparence de la BoG. Ils ont toutefois exprimé des inquiétudes concernant les taux d’intérêt jugés trop élevés et la prolifération d’organisations de crédit non autorisées. Les commerçants de marché ont demandé à la banque centrale d’intensifier les mesures contre ces prêteurs illégaux et d’accroître les campagnes de sensibilisation afin de protéger les consommateurs.
Implications pour la politique monétaire ghanéenne
Le directeur de la communication, M. Bernard Otabil, a rappelé que la confiance dans le cedi ne repose pas uniquement sur la monnaie physique, mais sur la perception du public. Selon lui, une politique monétaire efficace nécessite que les acteurs économiques, comme les commerçants de Techiman, comprennent et fassent confiance à la devise. La BoG a donc réaffirmé son engagement à maintenir un dialogue permanent avec les parties prenantes, à encourager le signalement des activités financières non licenciées et à poursuivre les efforts d’inclusion financière à l’échelle nationale.