La Banque du Ghana impose de nouvelles normes de gestion du risque de crédit dès juillet 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
La Banque du Ghana impose de nouvelles normes de gestion du risque de crédit dès juillet 2027

La Banque du Ghana (BoG) a annoncé l'entrée en vigueur, au 1er juillet 2027, d'une nouvelle directive sur la gestion du risque de crédit. Cette mesure vise à renforcer la solidité des institutions financières régulées face aux aléas macroéconomiques et aux complexités opérationnelles.

Un cadre renforcé pour la stabilité financière

La directive s'appliquera à l'ensemble des banques, sociétés d'épargne et de crédit, maisons de finance et holdings financières. L'objectif central est d'imposer des systèmes de gestion des risques proportionnels à la taille, à l'importance systémique et au profil de risque de chaque entité. En s'appuyant sur les leçons tirées de la crise financière mondiale de 2008 et de la restructuration du secteur bancaire ghanéen entre 2017 et 2019, la Banque du Ghana cherche à prévenir la dégradation de la qualité des actifs et les défauts de paiement massifs qui avaient alors fragilisé le système financier national.

Responsabilités accrues des conseils d'administration

Le texte place la gouvernance au cœur du dispositif. Les conseils d'administration des institutions financières seront désormais tenus pour responsables de l'efficacité du cadre de gestion des risques. Ils devront valider annuellement, ou lors de changements structurels majeurs, la stratégie d'appétence au risque, les politiques de crédit et les systèmes d'information de gestion. Cette exigence vise à garantir que les décisions stratégiques soient systématiquement alignées avec la solidité du capital de l'institution.

Mise en œuvre opérationnelle par la direction

La direction générale des institutions financières aura la charge de traduire ces orientations stratégiques en processus opérationnels concrets. Cela inclut l'identification, la mesure, le suivi et l'atténuation des risques de crédit, tant au niveau des expositions individuelles que du portefeuille global. La directive insiste sur la nécessité d'une séparation claire des fonctions, notamment entre l'origination du crédit, l'évaluation, l'approbation et le suivi, afin d'assurer une gestion rigoureuse et transparente des activités de prêt.

Le principe de proportionnalité

Bien que la directive impose des standards stricts, la Banque du Ghana a précisé qu'elle appliquerait le principe de proportionnalité lors de ses évaluations. Cela signifie que les outils et processus exigés seront adaptés à la réalité économique et à la complexité des activités de chaque institution, permettant ainsi une transition graduelle vers ces nouvelles normes de conformité d'ici l'échéance de juillet 2027.

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