La Banque du Ghana (BoG) a dévoilé une nouvelle directive sur la gestion des risques de crédit, visant à renforcer la solidité des institutions financières régulées face aux incertitudes macroéconomiques. Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2027, impose des protocoles stricts pour les opérations transfrontalières et l'octroi de prêts.
Sécurisation des opérations transfrontalières
Face aux risques de défaut liés aux instabilités politiques, fiscales ou financières à l'étranger, la Banque du Ghana exige désormais des institutions financières qu'elles mettent en place des mécanismes rigoureux de surveillance. Les banques, sociétés de prêts et holdings financiers devront identifier, évaluer et atténuer systématiquement les risques de transfert et de pays. La BoG insiste également sur le respect strict des autorisations réglementaires préalables avant toute introduction de nouveaux produits financiers ou toute entrée sur de nouveaux marchés.
Exigences accrues de diligence raisonnable
La directive place l'intégrité au cœur du processus de crédit. Les institutions sont tenues d'instaurer des politiques strictes pour éviter toute association avec des individus impliqués dans des activités frauduleuses ou des crimes financiers. Le régulateur impose le recours systématique aux bureaux de crédit et une vérification approfondie de l'expérience et de la santé financière des dirigeants d'entreprises clientes. Cette approche vise à assainir le portefeuille des institutions en s'assurant que chaque décision de crédit repose sur une évaluation proportionnée et documentée.
Standardisation des critères d'octroi de crédit
Pour garantir une gestion prudente, la BoG impose l'établissement de critères d'octroi de crédit clairs, définissant les profils d'emprunteurs éligibles, les montants et les durées des prêts. Les institutions devront diversifier leurs portefeuilles par secteur et par zone géographique pour limiter leur exposition. Pour les particuliers, l'évaluation devra inclure une vérification rigoureuse des sources de revenus et une analyse de la sensibilité de l'emprunteur aux évolutions économiques. L'objectif ultime est d'aligner les systèmes de gestion des risques sur la force réelle du capital de chaque institution financière.