La Banque centrale du Nigeria (CBN) a officiellement démenti l'authenticité d'un document circulant sur les réseaux sociaux, prétendant qu'elle aurait approuvé une subvention de 46 milliards de dollars. Cette manœuvre frauduleuse, utilisant indûment la signature du gouverneur Yemi Cardoso, souligne la recrudescence des campagnes de désinformation financière ciblant les institutions publiques.
Une tentative de fraude aux proportions inédites
Le document falsifié, daté du 13 août 2026, était adressé à une entité dénommée « Atufeg Empowerment and Development Centre ». Il affirmait que la CBN avait autorisé le transfert immédiat de 46 milliards de dollars destinés à des projets nationaux d'autonomisation. Le texte, présenté comme une décision « finale et contraignante », portait une signature attribuée au gouverneur de la Banque centrale, Yemi Cardoso, dans le but manifeste de crédibiliser une opération financière totalement fictive.
La vigilance des autorités face à l'usurpation
Face à la propagation rapide de cette information, la CBN a réagi via son compte officiel sur X, qualifiant le document de « faux » et exhortant le public à la plus grande prudence. Cette mise au point s'inscrit dans un contexte où de nombreuses entreprises et institutions nigérianes, telles qu'OPay, MTN ou Wema Bank, ont récemment dû se désolidariser de messages frauduleux utilisant leur image pour tromper les citoyens. Ces incidents récurrents témoignent d'une stratégie organisée d'usurpation d'identité institutionnelle.
L'impact des campagnes de désinformation numérique
La multiplication de ces faux documents et publicités mensongères, parfois générées par intelligence artificielle, représente un défi majeur pour la sécurité numérique au Nigeria. Le Centre national de lutte contre la cybercriminalité de la police nigériane a d'ailleurs intensifié ses actions, procédant récemment à des interpellations liées à la diffusion de rumeurs malveillantes. Les autorités rappellent que la vérification systématique des informations auprès des canaux officiels demeure le seul rempart efficace contre ces tentatives d'escroquerie qui exploitent la promesse de subventions ou d'opportunités financières pour piéger les utilisateurs.