La baisse historique de la production rizicole indienne menace de faire flamber les cours mondiaux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
La baisse historique de la production rizicole indienne menace de faire flamber les cours mondiaux

La production de riz en Inde, pilier du marché mondial, s'apprête à subir son recul le plus marqué en deux décennies. Ce repli, causé par un déficit pluviométrique sévère, fragilise l'équilibre des prix internationaux déjà sous tension en Thaïlande et au Vietnam.

Un déficit hydrique critique pour les récoltes

Depuis le début de la mousson le 1er juin, l'Inde fait face à des précipitations largement inférieures à la normale. Si la moyenne nationale affiche un déficit de 15 %, la situation est bien plus alarmante dans certaines régions rizicoles clés, où le manque d'eau atteint 42 %. Cette sécheresse prolongée a conduit à une réduction de 4 % des surfaces ensemencées pour la campagne d'été, qui représente pourtant plus de 80 % de la production annuelle totale du pays.

Une baisse de production estimée à 10 millions de tonnes

Les experts du secteur anticipent une chute de la production d'environ 10 millions de tonnes, soit une baisse de 6,5 % par rapport au record de 154 millions de tonnes atteint en 2025. Il s'agit du recul le plus important depuis la campagne 2009/2010. Les perspectives pour la récolte d'hiver s'annoncent également complexes, les niveaux des réservoirs d'eau étant insuffisants pour garantir des rendements optimaux, selon les observations des négociants en matières premières.

La stratégie des stocks face à la pression des prix

Malgré cette contraction de l'offre, New Delhi devrait éviter de restreindre ses exportations grâce à des réserves publiques massives. Au 1er septembre, ces stocks atteignaient 59,6 millions de tonnes, un volume très largement supérieur à l'objectif gouvernemental de 10,3 millions de tonnes. Toutefois, cette abondance relative ne suffira pas à neutraliser la tendance haussière : les prix locaux ont déjà amorcé une progression, entraînant mécaniquement une hausse des tarifs à l'exportation. Les agriculteurs, anticipant des prix plus élevés sur le marché libre pour les variétés haut de gamme, pourraient également réduire leurs ventes aux circuits gouvernementaux, ajoutant une pression supplémentaire sur les cours.

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