La BAD appelle à un financement massif pour restaurer les terres dans les zones de conflit en Afrique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
La BAD appelle à un financement massif pour restaurer les terres dans les zones de conflit en Afrique
Photo par Kiptoo Addi sur Pexels

La Banque africaine de développement (BAD) a profité de l'ouverture de la COP17 à Oulan-Bator, en Mongolie, pour exiger une accélération des financements destinés à la restauration des terres dégradées. L'institution financière insiste sur la nécessité de lier ces projets environnementaux à des objectifs de stabilité politique et de sécurité alimentaire, particulièrement dans les zones africaines marquées par la fragilité et les conflits.

Un levier stratégique pour la paix

Pour la BAD, la lutte contre la désertification ne doit plus être perçue comme un simple enjeu écologique. Al Hamndou Dorsouma, directeur de la division Climat et croissance verte, a rappelé que l'Afrique subsaharienne concentre près de la moitié des zones fragiles de la planète. Dans ce contexte, restaurer les sols devient un outil de prévention des conflits, permettant de stabiliser les moyens de subsistance et de renforcer la résilience des populations face aux chocs climatiques avant que les tensions ne s'aggravent.

Vers un nouveau mécanisme de financement

Lors d'un événement parallèle organisé avec le PNUE et le PNUD, les discussions ont porté sur la création d'un mécanisme de financement dédié à la fragilité. L'objectif est de passer d'un déficit chronique de ressources à une continuité de financement. Cette approche repose sur une meilleure coordination internationale et un partage des risques, afin de soutenir des projets capables de restaurer les fonctions écologiques et économiques dans des régions sous haute tension.

L'expérience du Mécanisme d'appui à la transition

Depuis 2008, la BAD déploie son Mécanisme d'appui à la transition (TSF) pour intégrer les dimensions climatiques dans les zones vulnérables. Parmi les interventions concrètes, l'institution cite un projet de 9,5 millions de dollars dédié au lac Tchad, ainsi que des programmes de résilience climatique dans la Corne de l'Afrique. Ces initiatives servent de modèle pour les négociations en cours à la COP17, où la question de la mise en œuvre opérationnelle des engagements est au cœur des débats.

La Grande muraille verte au centre des échanges

La conférence, qui réunit 197 parties, place la restauration des terres au rang des priorités mondiales. Le pavillon de la Grande muraille verte, co-organisé par la BAD, s'est imposé comme un hub central pour nouer des partenariats. Cette initiative panafricaine est désormais reconnue comme une plateforme essentielle pour mobiliser le secteur privé et les institutions financières autour de la gestion durable des sols, un enjeu qui dépasse largement les frontières mongoles pour devenir une priorité de développement pour le continent africain.

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