Le Premier de la province sud-africaine du KwaZulu-Natal, Thami Ntuli, a demandé le lancement d'opérations de conformité à l'échelle provinciale, visant à la fois les migrants en situation irrégulière et les commerces tenus par des propriétaires étrangers qui ne respecteraient pas la législation du travail. Cette initiative fait suite à une opération conjointe menée à Pietermaritzburg, la capitale provinciale, au cours de laquelle 29 migrants sans papiers ont été interpellés.
Une opération conjointe à Pietermaritzburg
L'opération a rassemblé les services provinciaux et le Département national de l'Emploi et du Travail. Au-delà des arrestations pour séjour irrégulier, les inspecteurs ont découvert des établissements, dont des commerces appartenant à des étrangers, où des employés seraient rémunérés à hauteur de 100 rands par jour, soit environ 5 dollars, pour des journées de travail s'étendant de 6 heures à 18 heures. Selon Ntuli, un tel niveau de rémunération ne permet pas à un travailleur de subvenir à ses besoins élémentaires.
Deux axes prioritaires : migration et conformité du travail
Le Premier provincial a présenté sa demande en insistant sur un double objectif : la lutte contre l'immigration illégale d'une part, et le contrôle de la conformité des commerces aux lois sociales d'autre part. Il a souligné que la découverte de ces conditions de rémunération avait été « malheureuse » et a rappelé que le Département de l'Emploi et du Travail a mandat d'inspecter les lieux de travail et de prendre des décisions lorsqu'une infraction est constatée. La déclaration suggère une volonté d'impliquer directement les mécanismes d'inspection nationaux dans la suite des opérations.
Un cadre légal déjà en place, à étendre à toute la province
En réclamant l'extension des contrôles, Ntuli s'appuie sur des prérogatives existantes : l'immigration relève de la compétence fédérale sud-africaine, tandis que l'inspection du travail peut être mobilisée auprès des employeurs suspectés de ne pas respecter le salaire minimum sectoriel ni les conditions élémentaires d'emploi. La suite dépendra désormais des moyens déployés par le Département de l'Emploi et du Travail et des autorités migratoires, ainsi que des suites données aux cas individuels identifiés à Pietermaritzburg.