Kwame Nsiah-Apau plaide pour une plus grande représentativité des femmes dans la gouvernance au Ghana

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Kwame Nsiah-Apau plaide pour une plus grande représentativité des femmes dans la gouvernance au Ghana

L'artiste et militant ghanéen Kwame Nsiah-Apau, connu sous le nom de scène Okyeame Kwame, a récemment réaffirmé son soutien à l'accession des femmes aux plus hautes fonctions de l'État. À travers une réflexion sur les enjeux de gouvernance et de mémoire collective, il appelle à une revalorisation du rôle des femmes dans la construction nationale.

La question de l'empathie dans la gestion publique

Interrogé sur la possibilité d'élire une femme à la présidence, l'artiste a exprimé une position claire : à compétences égales, son choix se porterait sur une candidate. Il justifie cette préférence par une approche de la gestion publique qu'il juge plus empathique et moins encline au détournement de fonds. S'il reconnaît que cette observation ne constitue pas une règle absolue et que des cas de mauvaise gestion ont pu impliquer des femmes, il estime que la nature « nourricière » et le souci du bien-être des populations, caractéristiques qu'il prête aux femmes, seraient des atouts majeurs pour la direction d'une nation.

Réhabiliter la mémoire des « mères fondatrices »

Au-delà du débat politique, Kwame Nsiah-Apau souligne un déficit de reconnaissance historique concernant les femmes ayant contribué à l'indépendance et au développement du Ghana. Dans son dernier titre musical, il rend hommage à des figures telles que Susanna Al-Hassan, première femme ministre en Afrique, ou encore l'entrepreneure Naa Dedei Ashikishan. Pour l'artiste, ces parcours méritent une place centrale dans le récit national, bien au-delà de la simple évocation.

Intégrer l'héritage féminin dans le système éducatif

Pour concrétiser cette reconnaissance, le militant propose des mesures structurelles concrètes. Il suggère notamment l'introduction des biographies de ces « mères fondatrices » dans les manuels scolaires de sciences sociales, afin que les jeunes générations, et particulièrement les filles, puissent s'identifier à ces modèles. Il plaide également pour une politique de toponymie plus inclusive, où des rues et des infrastructures publiques porteraient les noms de ces femmes, afin de rééquilibrer la mémoire collective et d'encourager une société plus égalitaire.

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