Kow Abaka Essuman, ancien conseiller juridique du président ghanéen, a donné au ministre des Finances un délai jusqu’au 11 septembre 2026 pour régler ses arriérés de salaire et ses indemnités de fin de mandat. Faute de paiement, son équipe juridique a menacé d’engager une procédure judiciaire pour obtenir le principal, les intérêts et les frais associés.
Ultimatum fixé au 11 septembre 2026
Par l’intermédiaire du cabinet Vint & Aletheia Attorneys & Consultants, Essuman a adressé une lettre de mise en demeure au ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson. La correspondance précise que le paiement complet doit intervenir au plus tard le vendredi 11 septembre 2026, sous peine de recours judiciaire. Les avocats ont souligné que le délai était irrévocable et que toute prolongation serait perçue comme une négligence de l’État.
Nature des indemnités réclamées
Le courrier détaille les montants attendus : pour chaque année ou fraction d’année de service, Essuman réclame quatre mois de salaire consolidé, un mois d’allocation d’installation et un mois d’allocation de réinstallation. En outre, il exige le calcul d’intérêts à compter du 7 janvier 2025, date de la fin officielle de son mandat, au taux en vigueur dans les banques commerciales. Ces exigences sont fondées sur les clauses de son contrat de travail, qui prévoient des paiements de fin de service proportionnels à la durée d’emploi.
Contexte de la fonction et précédents
Essuman a occupé le poste de conseiller juridique du président Nana Addo Dankwa Akufo‑Addo de janvier 2021 à janvier 2025, avant d’être nommé secrétaire adjoint du président en octobre 2024 tout en conservant ses fonctions juridiques. Son équipe juridique affirme que d’autres hauts fonctionnaires bénéficiant de dispositions similaires ont déjà perçu leurs droits, alors que plusieurs anciens membres du cabinet présidentiel restent sans paiement. Les avocats qualifient le retard de « discriminatoire, arbitraire et illégal ».
Implications pour l’administration ghanéenne
Si le ministère des Finances ne respecte pas l’échéance, le gouvernement pourrait être contraint de faire face à une procédure judiciaire qui mettrait en lumière la gestion des indemnités de fin de service dans la fonction publique. Un tel litige pourrait inciter à une révision des procédures de paiement et à une plus grande transparence dans le traitement des anciens cadres de l’État, afin d’éviter des accusations de traitement inéquitable et de préserver la confiance des fonctionnaires.