Le 19 septembre 2026, la ville de Koumra a été le théâtre du lancement officiel de la 54e édition de la Semaine nationale de l’arbre, un événement dédié à la préservation de l’environnement et à la restauration du couvert végétal dans la province du Mandoul.
Un lancement symbolique à la plateforme des femmes transformatrices de karité
La cérémonie s’est déroulée sur la plateforme des femmes transformatrices de karité, un lieu qui associe les dynamiques économiques locales à la protection de la nature. Présidé par Djimas Djedouboum, secrétaire général de la province du Mandoul, le rassemblement a réuni les autorités administratives, les services techniques, les représentants de la société civile et les habitants, soulignant la dimension collective du projet.
Des actions concrètes : 100 plants en terre et 200 plants distribués
Au cœur de l’événement, les organisateurs ont planté cent jeunes arbres sur un site choisi pour le reboisement. En parallèle, deux cents plants ont été remis aux membres de la communauté afin d’encourager les initiatives locales de plantation. Cette double approche vise à créer un effet d’entraînement, où chaque foyer devient acteur de la lutte contre la dégradation des sols.
Implication des autorités et de la société civile
La présence des services techniques et des acteurs de la société civile a permis de mettre en avant les stratégies de gestion durable des ressources naturelles. Les autorités provinciales ont réaffirmé leur engagement à renforcer la couverture végétale, tandis que les organisations locales ont présenté leurs programmes d’accompagnement des agriculteurs et des collectivités dans la mise en place de vergers communautaires.
Enjeux de la reforestation pour le Mandoul et le Tchad
Le Mandoul, comme de nombreuses régions tchadiennes, fait face à une érosion des terres et à une perte progressive de biodiversité. En mobilisant les populations autour de la culture de l’arbre, la Semaine nationale de l’arbre cherche à inverser ces tendances, à sécuriser les moyens de subsistance et à contribuer aux objectifs nationaux de développement durable. Si les initiatives locales se multiplient, elles pourraient renforcer la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques.