Le député Kojo Oppong Nkrumah a annoncé qu'il envisageait de solliciter une révision de la décision de la Cour suprême ghanéenne, qui a rejeté sa demande d'injonction visant à suspendre certains procès pénaux durant la période des vacances judiciaires. Cette procédure, portée par l'élu d'Ofoase-Ayirebi, visait à contester la constitutionnalité des mandats administratifs émis par le juge en chef pour maintenir ces audiences entre le 1er août et le 30 septembre.
Une décision judiciaire contestée
Le juge Gabriel Pwamang, siégeant en tant que juge unique, a débouté la requête de M. Oppong Nkrumah le vendredi 21 août. Bien que la Cour ait admis, selon les propos du député, que certains dossiers ont bénéficié d'un traitement différencié et accéléré durant cette période de trêve, elle a conclu que cette pratique ne constituait pas une violation des dispositions constitutionnelles invoquées. Le magistrat a estimé, au contraire, que cette célérité pouvait servir les intérêts des personnes accusées.
L'examen approfondi du verdict
Face à ce rejet, l'équipe juridique du député, menée par l'avocat Frank Davies, a indiqué qu'elle se conformait à la décision de la Cour dans l'immédiat. Toutefois, M. Oppong Nkrumah a précisé qu'il attendait la réception de la copie certifiée conforme du jugement pour en analyser minutieusement les motivations. Cette étape est jugée cruciale pour déterminer la pertinence d'une demande de révision formelle devant les instances compétentes.
Conséquences sur les dossiers en cours
Le maintien de ces procès signifie que les procédures judiciaires impliquant plusieurs personnalités, dont l'ancien directeur général du Bureau national des signaux, Kwabena Adu-Boahene, et l'ancien PDG de NAFCO, Hanan Abdul-Wahab, se poursuivront normalement durant les vacances judiciaires. Si le recours en révision est finalement déposé, il pourrait soulever des questions de fond sur l'équilibre entre l'administration de la justice et le respect des garanties constitutionnelles lors des périodes de suspension des activités des tribunaux.