Kojo Oppong Nkrumah conteste les accusations de désinformation du bureau du Procureur général

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Kojo Oppong Nkrumah conteste les accusations de désinformation du bureau du Procureur général

Le député Kojo Oppong Nkrumah a fermement réfuté les allégations du vice-procureur général, Justice Srem-Sai, qui accusait l'élu d'avoir fondé une requête judiciaire sur des « mensonges délibérés ». Ce différend public fait suite à une décision de la Cour suprême ayant autorisé la poursuite de certains procès pénaux durant les vacances judiciaires, malgré la demande d'injonction déposée par le parlementaire.

Le rejet d'une injonction par la Cour suprême

Le 21 août, le juge Gabriel Pwamang, siégeant à la Cour suprême, a débouté Kojo Oppong Nkrumah, estimant que les arguments présentés ne justifiaient pas l'octroi d'une injonction interlocutoire. Cette décision permet désormais aux tribunaux concernés de poursuivre leurs audiences sous l'égide des mandats administratifs émis par le juge en chef, Paul Baffoe-Bonnie. Le député d'Ofoase-Ayirebi conteste toutefois la lecture des événements faite par le bureau du Procureur général, affirmant que le juge aurait lui-même souligné une mauvaise interprétation de la requête par le ministère public lors des débats.

Défense du droit constitutionnel au recours

Face aux critiques qualifiant sa démarche de désinformation, M. Oppong Nkrumah a tenu à clarifier la portée de son action. Il soutient que l'exercice de son droit constitutionnel à solliciter une interprétation de la loi ne saurait être assimilé à un mensonge, même si cette procédure a entraîné une suspension temporaire des activités judiciaires pendant une semaine. Pour l'ancien ministre, le fond du dossier reste à examiner et ne doit pas être confondu avec la procédure d'urgence initiée.

Tensions sur l'indépendance des justiciables

Le député a également dénoncé une contradiction dans la posture du vice-procureur général. Selon lui, il est paradoxal d'exiger le respect des institutions judiciaires tout en attaquant publiquement les citoyens ou les parties qui choisissent d'invoquer les pouvoirs de ces mêmes cours pour faire valoir leurs droits. Ce débat souligne les enjeux entourant l'équilibre entre les prérogatives de l'État et le droit des justiciables à contester des décisions administratives devant les instances compétentes.

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