Kohzo Tashima, président d'honneur de la Fédération japonaise de football, a officiellement déclaré sa candidature à la présidence de la FIFA, offrant ainsi une alternative au président sortant Gianni Infantino à l'approche de l'élection prévue avant le 18 novembre.
Annonce officielle et motivations du candidat japonais
Lors d’une conférence de presse à Tokyo, Tashima a présenté son projet en insistant sur les valeurs d’honnêteté, de rigueur et d’intégrité qu’il juge essentielles pour la gouvernance du football mondial. Son discours a souligné la nécessité de restaurer la confiance des fédérations membres après une série de controverses liées à la gestion des droits commerciaux et à la transparence des décisions.
Conditions d’éligibilité et soutiens institutionnels
En tant que membre du Conseil de la FIFA depuis 2015, Tashima bénéficie déjà du soutien de la Fédération japonaise de football. Pour être reconnu comme candidat officiel, il doit recueillir les votes d’au moins cinq des 211 fédérations membres, un seuil jugé facilement atteignable compte tenu de son réseau international. Des sources indiquent que l’UEFA aurait donné son aval à la candidature, cherchant à soutenir un concurrent capable de challenger Infantino.
Le paysage électoral : un duel à deux semaines de la clôture
À moins de deux semaines de la date limite du 18 novembre, Tashima devient le deuxième prétendant déclaré, après l’ancien défenseur suisse Ramon Vega, qui avait annoncé sa candidature plus tôt. La compétition s’annonce serrée, l’UEFA exprimant son mécontentement vis‑à‑vis d’Infantino suite à des différends sur la gouvernance et les droits de diffusion, ce qui pourrait redistribuer les alliances au sein du vote.
Enjeux et perspectives pour la FIFA
Si Tashima parvient à rassembler le soutien requis, son programme axé sur la transparence pourrait marquer un tournant dans la manière dont la FIFA gère ses affaires commerciales et ses relations avec les fédérations. La présence d’un candidat asiatique renforce également la dimension géopolitique du scrutin, offrant aux membres d’Asie et d’autres régions une alternative à la domination européenne et sud‑américaine traditionnelle.