Kinshasa a dénoncé, lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies, la requête du Rwanda qui lui demanderait de nommer les officiers impliqués dans la réhabilitation du général‑major Sylvain Ekenge, jugeant cette demande dénuée de sens et inacceptable pour la souveraineté congolaise.
Le Rwanda porte la question de la réhabilitation d’Ekenge devant l’ONU
Le gouvernement rwandais a exprimé, au sein du Conseil de sécurité, des réserves quant à la remise en fonction du général‑major Sylvain Ekenge, actuellement porte‑parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Selon les autorités rwandaises, la réintégration d’un officier de ce niveau nécessite une transparence accrue, notamment la communication des noms des militaires concernés.
Kinshasa répond que la demande est illogique
Le porte‑parole du ministère de la Défense de la RDC a rétorqué que le Rwanda ne peut pas « nous demander de nommer des officiers… ça n’a pas de sens ». Cette réponse souligne que la décision de réhabiliter le général‑major Ekenge relève d’une compétence interne, relevant du processus de gestion du personnel militaire congolais. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur les raisons précises de la réhabilitation ni sur les critères de sélection des officiers.
Implications pour les relations entre le Rwanda et la RDC
Cette altercation diplomatique intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, souvent liées à des questions de sécurité transfrontalière et de mouvements armés. La contestation rwandaise, suivie de la réaction congolaise, pourrait compliquer les efforts de coopération régionale et affecter les discussions en cours au sein du Conseil de sécurité, où la stabilité du Grand Lac demeure un sujet prioritaire.
Perspectives pour la communauté internationale
Les observateurs internationaux soulignent que le désaccord met en lumière la difficulté de concilier souveraineté nationale et exigences de transparence dans les dossiers militaires sensibles. Le Conseil de sécurité pourrait être amené à suivre de près l’évolution de ce différend, afin d’évaluer son impact sur la sécurité régionale et sur les mécanismes de dialogue bilatéral entre le Rwanda et la RDC.