La Régie des fourrières et du contrôle technique (RFCK) de Kinshasa a tranché : le bouclage systématique des véhicules débutera bien le 31 août 2026, sans aucun report ni mesure exceptionnelle. Une décision ferme qui s’inscrit dans une politique de régulation du parc automobile de la capitale congolaise, mais qui suscite des interrogations sur son accessibilité pour les ménages modestes.
Un ultimatum sans appel pour les conducteurs
Le communiqué n°008 de la RFCK, signé par son directeur général Kasinzi Mafolo Joseph, balaye toute possibilité de prorogation. « Qu’on se le dise, le contrôle technique est OBLIGATOIRE », martèle le texte, confirmant ainsi la date butoir fixée initialement. Cette rigidité intervient après un report décidé fin août sur instruction du gouverneur Daniel Bumba, qui avait repoussé la fin du contrôle volontaire au 30 août. La régie rappelle que « un bouclage systématique et généralisé sera organisé dans toute la ville de Kinshasa et aucun report ne sera accordé ».
Des coûts qui pèsent sur les ménages
Pour les usagers, la mise en conformité a un prix : un propriétaire de moto doit débourser 54 dollars et 14 000 francs congolais (soit plus de 60 dollars au taux officiel) pour un contrôle technique. Pour un camion, la facture s’élève à 87,68 dollars. Ces tarifs, appliqués deux fois par an, représentent une charge significative pour les ménages, alors que la RFCK n’a pas précisé les modalités du bouclage ni les sanctions encourues en cas de non-respect de l’échéance.
Une régie sous tutelle provinciale
La RFCK relève de deux ministères provinciaux : l’Intérieur, la Justice et les Affaires coutumières, ainsi que les Transports et la Mobilité urbaine. Si son communiqué insiste sur l’obligation du contrôle, il reste muet sur les détails opérationnels, laissant planer des incertitudes sur la logistique du bouclage et les conséquences pour les conducteurs non conformes. Une opacité qui pourrait alimenter les tensions autour de cette mesure, déjà critiquée pour son impact économique sur les citoyens.