Le 10 octobre 2026, le directeur général adjoint de l’Autorité de Régulation du Secteur Public (ARSP), Ramazani Mwarabu, a présidé la cérémonie de prestation de serment des nouveaux inspecteurs de l’institution, au Palais de justice de la commune de la Gombe à Kinshasa. Cette opération vise à renforcer la surveillance de la sous‑traitance dans les marchés publics, un levier clé de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de la gouvernance.
Une cérémonie officielle au cœur du pouvoir judiciaire
Le choix du Palais de justice, symbole de l’État de droit, souligne l’importance accordée par le gouvernement congolais à la transparence des procédures d’achat public. La présence de hauts responsables de l’ARSP, dont le directeur adjoint Ramazani Mwarabu, a donné à l’événement une portée institutionnelle forte, rappelant que les inspecteurs sont désormais mandatés pour appliquer des normes plus strictes en matière de sous‑traitance.
Le mandat renforcé de l’ARSP sur la sous‑traitance
L’ARSP, créée pour réguler le secteur public, a récemment élargi son champ d’action afin de contrôler les pratiques de sous‑traitance, souvent utilisées pour contourner les exigences de transparence. Les inspecteurs nouvellement assermentés sont chargés de vérifier la conformité des contrats de sous‑traitance aux règles de passation, d’assurer le suivi des exécutions et de signaler les irrégularités aux autorités compétentes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du plan national de lutte contre la corruption, qui vise à réduire les pertes financières liées aux pratiques opaques.
Implications pour la gouvernance et le climat des affaires
En renforçant le contrôle de la sous‑traitance, l’ARSP espère restaurer la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux, souvent réticents face aux risques de fraude dans les marchés publics congolais. Une surveillance accrue devrait également favoriser une meilleure concurrence entre les entreprises, limiter les pratiques de favoritisme et garantir que les fonds publics soient utilisés de façon plus efficace. Les acteurs du secteur privé, notamment les PME locales, pourraient ainsi accéder à des appels d’offres plus équitables.
Défis à venir et suivi de la mise en œuvre
Le succès de cette initiative dépendra de la capacité des inspecteurs à exercer leurs missions de façon indépendante, ainsi que de la volonté politique de soutenir les actions de l’ARSP. Des mécanismes de suivi, tels que des rapports trimestriels et des audits externes, sont prévus pour mesurer l’impact du contrôle renforcé sur la réduction des pratiques illicites. Le gouvernement a indiqué que les résultats de ces évaluations guideront d’éventuelles réformes législatives supplémentaires.