Une Task Force sous haute tension Félix Tshisekedi signe. Par ordonnance présidentielle, il place Kinshasa sous le feu des projecteurs. Une Task Force dédiée à la salubrité et à l’assainissement voit le jour, directement sous son autorité. Plus de demi-mesure : le président congolais prend le contrôle d’un dossier qui étouffe la capitale.
12 000 à 15 000 tonnes par jour Chiffres glaçants. Kinshasa avale chaque jour entre 12 000 et 15 000 tonnes de déchets. Soit l’équivalent de 4 millions de tonnes par an. Un monstre invisible qui noie les caniveaux, asphyxie les quartiers populaires et transforme les ruelles en nids à maladies. Les dépôts sauvages pullulent. Les inondations, régulières. La ville respire à peine.
Pourquoi cette urgence ? Les causes sont connues. La collecte défaillante, les infrastructures saturées, l’absence de coordination entre les acteurs publics. Résultat : une capitale qui s’enfonce dans la crise environnementale. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que le président décide d’agir. Enfin.
Une coordination sans précédent La Task Force ne se contente pas de mots. Elle impose une logique de guerre. Coordination renforcée entre les communes, les services techniques, les partenaires internationaux. Suivi permanent des opérations : collecte, transport, traitement. Plus de zones grises. Plus d’excuses.
Un pari audacieux Félix Tshisekedi mise tout sur la modernisation. Kinshasa doit devenir une capitale résiliente. Résistante face aux inondations. Résistante face à la pollution. Résistante face à l’indifférence. L’enjeu ? Offrir à ses habitants un cadre de vie digne. Un défi colossal, mais nécessaire.
La question qui tue Est-ce que cette Task Force suffira ? Les promesses ont souvent été faites, rarement tenues. Kinshasa mérite mieux qu’un coup d’éclat médiatique. Elle exige des résultats concrets. Sinon, les déchets continueront de parler pour elle.
La balle est dans le camp de Tshisekedi Le président a le pouvoir. Il a les moyens. Maintenant, il doit faire preuve de détermination. La Task Force est lancée. Mais la vraie bataille commence. Et elle se gagne sur le terrain, rue par rue, canal par canal. Le temps presse. Kinshasa attend.