Du 7 au 14 septembre 2026, Kinshasa devient le théâtre du Festival international des danses Bosangani, organisé par la chorégraphe congolaise installée en Suisse, Jolie Ngemi. Placé sous le thème « Nos richesses et nos valeurs », le rendez‑vous vise à mettre en avant les atouts naturels et culturels de la RDC.
Une semaine de danse au cœur de la capitale
La sixième édition se déroule du lundi 7 au lundi 14 septembre, réunissant artistes, compagnies et publics autour de spectacles, ateliers et rencontres. Le choix de Kinshasa comme ville hôte reflète la volonté d’ancrer l’événement dans le contexte urbain le plus dynamique du pays, tout en offrant une visibilité internationale grâce à la diffusion prévue sur les réseaux et médias partenaires.
Jolie Ngemi, de la Suisse à la scène congolaise
Initiée en 2020 par Jolie Ngemi, danseuse et chorégraphe d’origine congolaise, la manifestation a rapidement gagné en notoriété. Installée en Suisse, Ngemi a conservé des liens étroits avec la RDC et utilise le festival comme plateforme pour créer des ponts entre la diaspora artistique et les créateurs locaux. Dans une interview accordée à Radio Okapi, elle a rappelé que le projet était né d’une volonté de « revaloriser nos racines tout en ouvrant le dialogue avec le monde ».
Thème « Nos richesses et nos valeurs » : un appel à la reconnaissance nationale
Le thème choisi pour 2026 fait directement référence aux multiples richesses de la République démocratique du Congo, tant sur le plan naturel (minéraux, biodiversité, paysages) que culturel (musique, langues, traditions). Selon Ngemi, le festival se veut un espace de célébration où chaque performance illustre une facette de cet héritage. Les chorégraphies présentées intègrent ainsi des références à la faune, aux sites patrimoniaux et aux pratiques communautaires, offrant au public une lecture artistique de l’identité congolaise.
Enjeux et perspectives pour le secteur culturel congolais
Au-delà de la programmation artistique, le Bosangani 2026 représente une opportunité économique pour les acteurs locaux : hébergement, restauration, logistique et production bénéficient d’un afflux de visiteurs nationaux et étrangers. Le festival s’inscrit également dans une dynamique de renforcement des capacités, en proposant des ateliers de formation pour les jeunes danseurs et en facilitant les échanges entre chorégraphes de la diaspora et leurs homologues du pays. Si les retombées concrètes restent à mesurer, l’événement contribue à la visibilité du secteur culturel congolais sur la scène internationale.