L'ancien vice-gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Kingsley Moghalu, a formellement rejeté sa nomination au sein du conseil de campagne d'Atiku Abubakar pour les élections générales de 2027. Cette décision souligne les tensions entourant la constitution des équipes électorales et réaffirme la volonté de l'intéressé de se tenir à l'écart de la scène partisane.
Un refus motivé par une posture non partisane
Kingsley Moghalu a justifié son refus par son retrait définitif de la politique partisane nigériane, effectif depuis 2022. L'ancien candidat à la présidence a précisé qu'il n'entretient aucune affiliation avec un parti politique et qu'il privilégie désormais une approche de « statesmanship » (homme d'État) plutôt que d'engagement partisan. Il a insisté sur le fait que son dévouement au progrès du Nigeria ne nécessite pas d'alignement politique formel.
Défaut de consultation préalable
Au-delà de son positionnement idéologique, M. Moghalu a soulevé un problème de méthode concernant sa nomination. Il a affirmé n'avoir été ni consulté, ni sollicité pour donner son consentement avant que son nom ne soit rendu public par les services de communication d'Atiku Abubakar. Il a formellement démenti toute implication, même informelle ou consultative, au sein de l'équipe politique du candidat de l'African Democratic Congress (ADC).
La restructuration de l'équipe de campagne
L'annonce de cette nomination intervenait dans le cadre d'une réorganisation plus large de l'appareil de campagne d'Atiku Abubakar. Le dispositif prévoit notamment la nomination de Kashim Ibrahim-Imam à la présidence du conseil, assisté par l'ancien gouverneur de l'État de Kaduna, Nasir El-Rufai, en tant que vice-président. Le sénateur Austin Akobundu a, quant à lui, été désigné directeur général et manager de campagne. Le département politique, où M. Moghalu avait été pressenti, devait être dirigé par Mohammed Hayatudeen.
Le maintien des activités professionnelles
Désormais éloigné des joutes électorales, Kingsley Moghalu entend poursuivre ses engagements actuels. Il dirige actuellement un think tank spécialisé dans les politiques publiques et exerce en tant que PDG d'un cabinet de conseil en stratégie réglementaire et risques géopolitiques. Ces fonctions, qu'il qualifie de non partisanes, constituent désormais le socle de sa contribution au débat public national.