Le maire de Kindu, Augustin Atibu Mulamba, a annoncé que chaque ménage devra disposer d’un point de dépôt pour ses ordures, dans le cadre d’une stratégie élargie de lutte contre l’insalubrité urbaine. Cette mesure vise à réduire les dépôts sauvages, à protéger la santé des habitants et à améliorer l’image de la ville, tout en mobilisant les autorités locales et les citoyens.
Une directive municipale pour chaque foyer
Lors d’une interview diffusée sur l’émission « L’invité swahili », le maire a rappelé que la propreté des rues dépend avant tout de la responsabilité individuelle. Il a donc imposé à chaque famille de créer ou d’utiliser un espace dédié au stockage temporaire des déchets, avant leur collecte officielle. Cette consigne s’inscrit dans le plan d’action de la municipalité, qui prévoit également la mise en place de points de collecte supplémentaires dans les quartiers les plus densément peuplés.
Les actions concrètes de la ville de Kindu
Le dispositif comprend la distribution de bacs à ordures standardisés, la formation de agents de nettoyage et la création d’un calendrier de ramassage hebdomadaire. Les autorités locales ont également lancé une campagne de sensibilisation, appuyée par des affiches et des messages radio, pour expliquer aux habitants comment trier les déchets et éviter les dépôts illégaux. Selon le maire, ces initiatives devraient réduire de façon notable les nuisances liées aux déchets, notamment les odeurs et la prolifération de vecteurs de maladies.
Défis et perspectives pour la gestion des déchets à Kindu
Malgré ces mesures, la municipalité reconnaît que la mise en œuvre reste complexe. Le manque d’infrastructures de traitement, la faiblesse du budget municipal et les habitudes de dépôt informelles constituent des obstacles majeurs. Le maire a indiqué que la ville cherchera des partenariats avec des organisations nationales et internationales pour financer des installations de compostage et de recyclage, afin de rendre le système plus durable à long terme. La réussite du programme dépendra également de la coopération des chefs de quartiers et des associations locales, qui joueront un rôle clé dans le suivi et le contrôle des points de dépôt.