Un parti unifié pour incarner une nouvelle étape politique au Sénégal. Fruit d’une fusion inédite de 437 mouvements, Kiiraay s’impose comme une force structurée, prête à déployer ses bureaux régionaux dès la semaine prochaine. Son lancement, marqué par une cérémonie solennelle, symbolise l’ambition d’une mouvance présidentielle post-Pastef unie sous une bannière commune.
Une fusion historique et une structuration méthodique
L’émergence de Kiiraay résulte d’un travail d’unification rigoureux, piloté par Aminata Touré, Superviseure générale de l’ancienne Coalition Diomaye Président. L’Assemblée générale constitutive a acté la fusion formelle de 437 partis, mouvements citoyens et associations d’appui, scellant ainsi une alliance sans précédent. Dès avant l’arrivée du président Faye, les délégués ont adopté à l’unanimité les textes fondateurs du parti ainsi que sa charte d’engagement éthique. Ce document, que chaque cadre et responsable local devra signer, pose les bases d’un appareil politique structuré, avec un déploiement régional prévu dès la semaine suivante. Une démarche qui reflète une volonté de transparence et de discipline interne.
Un lancement sous haute sécurité et une ferveur militante
Le rassemblement inaugural de Kiiraay s’est tenu dans un cadre sécurisé, avec un accès presse strictement contrôlé et un protocole millimétré. Des centaines de participants, venus des 46 départements du pays et de la diaspora, se sont rassemblés sur la grande esplanade du Palais du Roi Fahd, vêtus de blanc et arborant des foulards aux couleurs du nouveau parti. Face à l’affluence, la grande salle de conférence a rapidement affiché complet, contraignant une partie du public à suivre les discours sur des écrans géants installés en extérieur. L’ambiance, mêlant chants républicains et slogans comme « La Patrie d’abord », a illustré une ferveur militante teintée de soulagement chez les anciens membres de Pastef et de la Coalition Diomaye Président. Le terme Kiiraay, signifiant « le bouclier » en wolof, est devenu le symbole d’une nouvelle ère politique, où l’unité prime pour protéger le mandat présidentiel.