Khartoum sort de deux ans de couvre-feu mais garde des barrières pour les étrangers

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
Khartoum sort de deux ans de couvre-feu mais garde des barrières pour les étrangers

Après deux ans d’un couvre-feu imposé dans la capitale soudanaise, les autorités de Khartoum ont enfin levé cette mesure, tout en maintenant un contrôle strict, notamment pour les étrangers. La décision, annoncée par le Comité de sécurité de l’État sous la présidence du wali Ahmed Osman Hamza, marque une étape dans la normalisation progressive de la vie dans la ville, reprise en main par l’armée en 2024. Pourtant, les restrictions persistent pour les non-résidents, reflétant une prudence sécuritaire toujours de mise.

Fin d’un couvre-feu de deux ans, mais pas de la surveillance

Instauré en mai 2024, le couvre-feu avait plongé Khartoum dans une routine de confinement nocturne, perturbant les activités économiques et la circulation. Sa levée, effective dès le 27 août 2026, permet désormais aux habitants de circuler librement 24 heures sur 24, signe d’un retour progressif à une vie normale. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de desserrement des contraintes, après la reprise du contrôle de la ville par les forces armées.

Des frontières toujours fermées pour les étrangers

Malgré cette avancée, les autorités maintiennent un dispositif sécuritaire drastique pour les étrangers. L’entrée dans l’État de Khartoum reste soumise à un visa valide, quel que soit le moyen de transport utilisé – bus, véhicule privé ou train. Les patrouilles et points de contrôle sont renforcés, et les citoyens doivent désormais porter leurs pièces d’identité en permanence la nuit. Une précaution qui illustre la méfiance persistante envers les risques sécuritaires, malgré la stabilisation relative de la situation.

Un équilibre fragile entre normalisation et contrôle

La levée du couvre-feu envoie un signal positif aux acteurs économiques et à la population, mais elle s’accompagne de garde-fous qui rappellent que la crise n’est pas totalement résolue. Les autorités semblent privilégier une approche prudente, où la liberté de circulation s’accompagne de mesures de sécurité renforcées. À suivre : l’évolution de ces restrictions et leur impact sur la reprise des activités dans la capitale.

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